Les ventes de voitures électriques ont marqué le pas cet été. Au mois d'août, leur part de marché sur l'ensemble des véhicules neufs écoulés est tombée à 15%, contre 17% à la même période l'an dernier.Les nuages s'amoncellent au-dessus du marché des voitures électriques. Jugé essentiel pour répondre aux enjeux de décarbonation, il se replie dans l'Hexagone d'après les derniers chiffres de la Plateforme automobile (PFA). Tandis que le mois d'août a été marqué par une baisse globale des immatriculations de voitures particulières neuves en France - celles-ci ont plongé de plus de 24% sur un an, à 86.000 unités, précisait ce dimanche le lobby de l'industrie automobile -, la proportion de véhicules électriques écoulés s'est réduite. Sa part de marché s'est concrètement élevée à 15%, contre 17% à la même période l'année dernière.
De manière générale, l'engouement des clients pour les voitures électriques semble s'essouffler. Et ce malgré un début d'année plutôt prometteur jusqu'au mois de mars, où la proportion de voitures électriques particulières vendues a atteint les 19%. En clair, le segment « marque le pas », constate-t-on au PFA. Même si un analyste financier refuse pour l'heure de tirer la sonnette d'alarme : « sur l'électrique, il n'y a pas de progression, mais il n'y a pas de forte baisse non plus », tempère-t-il.
«Nous sommes en dessous des attentes»
Cet analyste constate néanmoins que les ambitions des industriels ne sont pas, du tout, au rendez-vous. « Sur l'électrique, nous sommes en-dessous des attentes, souligne-t-il. Même si le prix des batteries a baissé, les clients rechignent à adopter cette technologie. Le problème vient aujourd'hui du prix des véhicules d'occasion, qui demeurent chers, ou encore des bornes de recharge, dont le maillage du territoire est souvent jugé insuffisant. »