Le marché des voitures neuves enregistre un quatrième mois de baisse consécutif
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Un mois de plus où la vente de voitures neuves chute.
Chris Helgren
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Un mois de plus où la vente de voitures neuves chute.
Chris Helgren
Pour un quatrième mois d'affilée, le marché des voitures neuves recule. En août, 85.977 voitures particulières neuves ont été immatriculées, soit une baisse de 24,3% par rapport au mois d'août 2023 qui comptait un jour ouvré de plus, selon la Plateforme automobile (PFA), qui regroupe constructeurs et équipementiers français, et le cabinet AAAData.
La mauvaise nouvelle reste à nuancer. Traditionnellement, le mois d'août est une période à part, pendant laquelle moins de transactions sont scellées que le reste de l'année, en raison des départs en vacances. Ensuite, août 2023 avait été un cru particulièrement bon, avec 113.599 unités vendues. Le marché avait profité d'un quasi retour à la normale des livraisons, après des mois de pénuries de pièces électroniques. Pour autant, même en profitant de cette tendance, le niveau de ventes était alors encore inférieur à celui d'avant la pandémie de covid. 129.300 véhicules avaient été écoulés en août 2019.
Les quatre mois consécutifs de baisse viennent noircir le tableau, alors que le marché s'était plutôt bien porté au premier semestre, avec une hausse de 2,82% par rapport à la même période en 2023. Résultat : sur les huit premiers mois de 2024, 1,1 million de voitures neuves ont été immatriculées en France, ce qui représente un repli de 0,48% par rapport à la même période en 2023. Le tassement du marché est attribué à une forme d'attentisme des particuliers comme des entreprises, qui voudraient des modèles électriques moins chers et correspondant à leurs usages, dans les catégories compactes notamment.
Si la tendance se poursuit, le deuxième semestre s'annonce à la baisse, et l'année 2024 devrait rester sous les 1,9 million de ventes de 2023. De nombreux modèles de voitures électriques à moins de 25.000 euros doivent d'ailleurs arriver sur le marché dans les prochains mois, rendant cette technologie plus abordable pour les foyers. Hyundai a déjà présenté sa future petite électrique, l'Inster. Entre la fin 2024 et l'année 2025, les Renault 5, Citroën C3, Fiat Panda ou Volkswagen ID.2 vont ouvrir doucement les portes de l'électrique aux classes moyennes.
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Avec d'éventuels bonus à l'achat et primes à la casse, ces véhicules passent sous la barre des 20.000 euros, ou à partir de 99 euros par mois en location longue durée. Ils offrent des autonomies encore limitées, autour de 300 kilomètres, mais meilleures que celles des premières électriques bas de gamme, comme la Dacia Spring.
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