Michelin : pourquoi les marchés sont mitigés sur le plan de transformation
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Alessandro Bianchi
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Plus qu'une ambition... Une véritable transformation culturelle ! Elaboré par Florent Menegaux, le PDG, le plan stratégique de Michelin annoncé jeudi 8 avril veut faire sortir le groupe clermontois du tout pneu. Du jamais vu pour cette entreprise qui fête bientôt ses 132 ans. Michelin veut en effet multiplier les nouvelles activités. Si le plan se déroule comme prévu, elles devraient représenter à l'horizon 2030 30% du chiffre d'affaires du groupe, contre 5% aujourd'hui. Et ce sur un chiffre d'affaires global appelé à augmenter de 10 milliards d'euros par rapport à 2019, à 34 milliards.
Si on connaissait les ambitions de Michelin dans l'hydrogène à travers sa joint-venture Symbio (à 50% avec Faurecia), on sait désormais que le groupe veut également commercialiser des solutions dans la production additive (imprimante 3D), le médical, mais également les matériaux composites et dans les services (maintenances, gestion de flotte, datas...). Cette diversification doit également s'intégrer dans une démarche "durable".
Neutralité carbone, utilisation de matières recyclées... Michelin veut aussi se positionner sur le thème de la transformation sociétale en allant encore plus loin dans la féminisation de l'encadrement tout en consolidant le déjà très élevé taux d'engagement des équipes pour atteindre 85%. Enfin, Florent Menegaux a promis une meilleure rémunération des investisseurs avec un taux de redistribution de dividendes de 50%.
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Ce plan doit permettre de préparer le deuxième pneumaticien du monde à une concurrence asiatique renforcée (une compétition qui n'est pas toujours équitable d'après un cadre du groupe), mais aussi à un durcissement du cadre réglementaire. Avec un objectif de 5% de croissance par an, ce plan pourrait conduire le groupe français à atteindre les 34 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2030, contre 24 milliards en 2019.