Mobilité : Comment le "Mobility as a Service" va s'imposer en France

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(Crédits : DR)
L’ouverture des données est un acquis de la loi d’orientation des mobilités. Reste à définir des règles concernant leurs contrôle, propriété et gestion.

C'est encore peu visible, mais la guerre de la mobilité est enclenchée ! Elle oppose l'ancien monde des opérateurs historiques aux startups de la mobilité, aussi appelées mobitechs. Et ces dernières viennent de remporter une première bataille, plutôt décisive pour la suite, celle de l'open data, étape obligée avant l'ère du MaaS, en anglais, Mobility as a service. C'est la nouvelle loi d'orientation des mobilités (LOM) portée par Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, qui a consacré cette nouvelle donne. L'enjeu n'est pas mince : il s'agit de définir une doctrine sur le contrôle, la propriété et la gestion des données liées aux mobilités. Elles sont diverses et variées. Certaines appartiennent à la puissance publique (stationnement, parkings, voies réservées...), d'autres à des opérateurs publics ou privés (géo-localisation, trafic et flux passager, horaires de passages...), ou encore à des intermédiaires (données clients, abonnements, habitudes de transports...).

Jusqu'ici rien de révolutionnaire. Ces données valent de l'or et tous les acteurs ont leur propre dessein. On distingue toutefois deux camps. Le premier, c'est celui des opérateurs qui veulent jalousement préserver leurs données qu'ils estiment être leur matière première, leur avantage comparatif, le fondement même de leur modèle économique. L'autre camp est plus féroce, c'est celui qui veut...

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Commentaires
a écrit le 28/11/2019 à 9:58 :
En principe que tant de gens s'intéresse a vos informations devrait normalement questionner chacun d'entre nous, je l'espère.

Le fait de ne pas avoir le choix d'un point de vue administratif a présent, sécurise donc les obligations ou certitudes des vendeurs de datas.

Et comme pour regarder la tv, bientôt vous passerez par une box, ce que j'en constate est qu'a partir du principe simple de ne vouloir être dans des fichiers, depuis je constate que pour vous vendre des choses, les entreprises disposent de vos numéros, fixe, mobile. Aucune forme de demande préalable, et cela se vend partout.

Du coup, cela dit juste que le citoyen n'a aucun choix..... Si ce n'est celui de prendre un ancien mobile, même si l'opérateur disposera toujours de vos données....
Réponse de le 29/11/2019 à 7:27 :
Le citoyen a toujours le choix, celui de ne jamais donner suite par principe à une offre commerciale ciblée par mail, par téléphone, par courrier...

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