Nouvelle Renault Clio, une saga produite à 16,5 millions d'unités
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Francis Mascarenhas
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Attendue au prochain Salon de l'auto de Munich (du 9 au 14 septembre), la sixième génération de Clio en sera l'un des modèles phare. Ce sera d'ailleurs la révélation tricolore de cette exposition allemande, qui alterne une année sur deux avec le Mondial de Paris. Un véhicule clé pour Renault : 16,5 millions de Clio environ ont été en effet vendues au cumul, depuis la première génération en 1990, dont plus du tiers en France.
L'actuelle Renault Clio, qui a pourtant fêté son sixième anniversaire, reste même la championne des ventes de véhicules en Europe (130 450 unités) sur les six premiers mois de 2025. Elle devance sa sœur Dacia Sandero et la Peugeot 208 de Stellantis. Le trio tricolore supplante carrément deux Volkswagen, le SUV T-Roc et la compacte Golf. Sur le seul marché français, la Clio demeure logiquement la plus prisée du marché (61 500 unités en sept mois), précédant largement sa compatriote et concurrente principale, la 208 (44 300).
La nouvelle Clio sera livrable fin 2025 ou début 2026. Reprenant les dessous techniques de la Clio actuelle pour faire des économies, la sixième génération est destinée à tous ceux qui ne veulent pas d'une R5 électrique. La Clio ne sera pas en effet disponible en version « zéro émission », mais en essence et surtout en hybride comme l'actuelle, mais dans une version évoluée dont la puissance sera portée à 160 chevaux. En revanche, le diesel devrait passer à la trappe. La prochaine Clio sera, comme le modèle d'aujourd'hui, plus abordable que la R5. La gamme actuelle de Clio 5 s'offre à 16 900 euros, contre 24 990 pour la R5. Mais elle demeure plus chère que la Dacia Sandero (à partir de 12 990 euros).
La Clio 6 est le dernier maillon d'une saga qui démarre après guerre. Depuis, les Français sont d'ailleurs largement fidèles à leurs petites Renault. La 4CV, qui mit le pays sur quatre roues, était déjà en tête des ventes du marché tricolore de 1949 à 1955. La R4 - une traction avant polyvalente populairement baptisée 4L, qui succéda à la 4CV en 1961 - écrasa ensuite la concurrence de 1962 à 1965. Une petite Citroën, l'Ami 6, dérivée de la 2CV, la dépassa toutefois en 1966. Mais la R4 retrouva sa primauté en 1967 et 1968. Décidément.