Pirelli va quitter la Bourse de Milan après 93 annnées de cotation

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Ce fleuron de l'industrie italienne a été racheté par un groupe chinois pour 7,1 milliards d'euros.
Ce fleuron de l'industrie italienne a été racheté par un groupe chinois pour 7,1 milliards d'euros. (Crédits : © Stringer . / Reuters)
L'OPA du consortium emmené par le groupe chinois ChemChina est sur le point de franchir le seuil des 90% du capital du fabricant de pneus italien.

Le groupe italien de pneus Pirelli devrait prochainement faire ses adieux à la Bourse de Milan au terme de l'opération publique d'achat (OPA) conduite par le groupe public chinois ChemChina.

La société Marco Polo Industrial Holding, détenue à hauteur de 65% par ChemChina, et de 35% par la holding Camfin (elle-même aux mains du groupe Rosneft et du PDG de Pirelli Marco Tronchetti Provera) a réuni 86,982% des actions ordinaires Pirelli au terme de la complexe opération qui s'est achevée mardi 13 octobre au soir, a-t-elle indiqué dans un communiqué dans la nuit de mardi à mercredi.

Le seuil des 90% bientôt franchi

Le prix d'achat des actions, annoncé de longue date, était de 15 euros par titre. Le règlement prévoit désormais que l'OPA sera prolongée de cinq journées supplémentaires, du 21 au 27 octobre, indique Marco Polo. Ce délai devrait lui permettre de franchir le seuil des 90% d'adhésion et donc de déclencher la procédure visant à retirer Pirelli de la Bourse de Milan avant la fusion des deux sociétés.

L'un des principaux actionnaires de Pirelli, la famille génoise Malacalza, avait annoncé mardi avoir elle aussi adhéré à l'opération conduite par Marco Polo et cédé ses quelque 7% dans le capital du fabricant de pneus pour quelque 498 millions d'euros.

Un fleuron industriel italien

Pirelli est coté à Milan depuis 1922. L'annonce en mars dernier de la cession aux Chinois de ce fleuron industriel avait initialement fait des vagues dans le pays. Son PDG Marco Tronchetti Provera l'avait justifiée par la nécessité de garantir son avenir et de lui éviter ainsi de devenir la "proie" d'autres investisseurs moins bien intentionnés.

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Commentaires
a écrit le 14/10/2015 à 16:08 :
annnées ;)
a écrit le 14/10/2015 à 14:14 :
L'Italie est parmi les grands pays le véritable perdant de l'europeïsme. Il a perdu presque toutes ses grandes entreprises et l'on marche sur la tête de celles qui semble résister. Les vagues dont on parle ici ne sont que des vaguelettes car les italiens semblent s'être résolus à se laisser dépouiller.

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