Dans un secteur automobile exigeant des investissements importants, "il existe encore de petits constructeurs à échelle limitée et les fusions-acquisitions vont se poursuivre", a expliqué Carlos Ghosn le PDG de Renault Nissan, dans une interview au quotidien Nikkei.
Ainsi, selon lui, "la consolidation n'est pas terminée et, dans cet environnement, Renault-Nissan, qui possède plusieurs marques, tient une bonne position". Et de déduire: "Renault-Nissan a le potentiel pour entrer dans le Top 3 mondial."
"Nos rivaux sont (le japonais) Toyota et (l'allemand) Volkswagen", dit-il, ne citant que les deux premiers acteurs mondiaux du secteur, avec plus de 10 millions de véhicules vendus chacun l'an passé. Le troisième est actuellement l'américain General Motors (GM), avec 9,9 millions d'unités, devant Renault-Nissan avec environ 8,5 millions.
"Pour faire face à la concurrence, il est nécessaire d'élever au maximum les avantages d'échelle", a encore déclaré Carlos Ghosn selon les propos rapportés par le journal dans son édition de vendredi 3 avril.
Même si Renault et Nissan ont décidé l'an passé de renforcer leur alliance dans quatre domaines, les achats, l'ingénierie, la fabrication et la logistique, "une fusion des deux n'est pas à ce stade à l'ordre du jour", a de nouveau insisté Carlos Ghosn auprès du Nikkei.
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Par ailleurs, le PDG de Nissan a également indiqué que le constructeur japonais lancerait une voiture "disposant de fonctions de conduite autonome" courant 2016 dans l'archipel qui sera le premier marché à accueillir ce type de produit. Ces propos ont été tenus lors d'une conférence à New York, selon l'agence de presse Kyodo.
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Il s'agirait d'un véhicule capable de suivre seul son chemin sur une autoroute. Puis, Nissan prévoit de commercialiser aux environs de 2020 des modèles plus avancés encore, à même de se déplacer de façon autonome dans un environnement plus complexe de trafic urbain, a encore indiqué le PDG.
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