Salaire du patron de PSA : "La responsabilité et l'éthique ne se règlent pas par la loi" (Macron)

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Emmanuel Macron précise par ailleurs qu'à titre personnel, [il] pense que Carlos Tavares a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français sur ce sujet.
Emmanuel Macron précise par ailleurs qu'"à titre personnel, [il] pense que Carlos Tavares a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français sur ce sujet". (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Le ministre de l'Economie a estimé que le patron de PSA Carlos Tavares "devrait réfléchir davantage" au quasi doublement de son salaire.

Sans doute PSA Peugeot Citroën ne s'attendait-il pas à ce que tout le monde ait son mot à dire sur la rémunération quasi doublée en 2015 de son patron. Après les syndicats et les représentants de l'État au conseil d'administration du groupe, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a également exprimé sa désapprobation, lors d'un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.

"L'Etat a une doctrine qui s'applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants d'entreprises dont il est actionnaire : il vote contre les niveaux de rémunération excessifs comme celui-ci", a expliqué le ministre.

Et d'ajouter :

"La responsabilité et l'éthique ne se règlent pas par la loi, mais par l'exemple que l'on donne."

La veille, Julien Bayou, porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts s'est prononcé sur iTélé pour un encadrement des hauts salaires.

"Un bon manager"

Emmanuel Macron précise par ailleurs qu'"à titre personnel, [il] pense que Carlos Tavares a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français sur ce sujet".

Le patron de PSA, qui a reçu un salaire de 5,24 millions d'euros en 2015 contre 2,75 millions d'euros en 2014, "devrait y réfléchir davantage", conseille le ministre tout en reconnaissant que Carlos Tavares "est un bon manageur, en train de réussir la transition de l'entreprise".

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/04/2016 à 14:47 :
taratata, un type qui redresse une telle entreprise en 2 ans pour 4 MEuros, c'est une performance.
combien coute le ministère du travail, qui nous laisse avec 4 millions de chomeurs?
a écrit le 31/03/2016 à 9:25 :
L'attribution de rémunérations manifestement exagérées à un responsable d'entreprise constitue un "abus de biens sociaux" au détriment de celle-ci. Il s'agit donc d'une infraction susceptible de provoquer des poursuites pénales. Toutefois, la jurisprudence étant hésitante et contradictoire sur cette question, la définition précise de cette infraction gagnerait à être précisée par voie législative. JGG
a écrit le 30/03/2016 à 22:27 :
Le monde change par le regard que peut porter la majorité des citoyens sur des comportements qui transgressent l'ordre moral que les gouvernants tendent à faire valoir. A qui demande t-on d'être solidaire dans les diverses démarches qui alimentent le soutien économique des personnes en difficulté. Au peuple ! - Même les artistes s'y associent ; ainsi toutes les causes sont épousées par l'immense majorité formant la citoyenneté. Notre société avance ainsi. Nous sommes donc en droit de demander un peu plus de modération, de régulation à ceux qui dirigent la nation et les grandes entreprises. Certes un grand patron est difficilement interchangeable. Son emploi ne se situe pas au même niveau que l'ouvrier. Cela tout le monde en est conscient. Mais une entreprise ne doit - elle pas montrer une certaine cohésion. Et la solidarité que l'on demande au peuple, pourquoi ne s'exercerait-elle pas à tous. Nous ne pouvons plus accepter de simples affirmations de bon sens. Si cela ne suffit pas c'est la loi qui doit réguler l'ensemble. Les gouvernants doivent avoir le courage d'intervenir pour équilibrer un système. Car bien entendu les grands chefs d'entreprise méritent des salaires relatifs à leur emploi. Il suffit de comparaît ces salaires avec ceux des grands responsables d'entreprise publique. La cohérence du verbe avec l'action demandée ; voilà ce dont souffre notre société. Il deviendra intenable de gouverner avec l'adhésion de son peuple, et peu étonnant que les gens se retournent vers les extrêmes.
a écrit le 30/03/2016 à 20:09 :
Il serait intéressant de connaitre l'avis de ts ceux qui ont été licencié, et de ceux qui ont leur salaire de bloqué depuis 2 ans. Espérons qu'ils bénéficierons du même avantage.
a écrit le 30/03/2016 à 16:55 :
Si Areva avez eu des patrons comme ceux de PSA et Renault/Nissan et avait eu le meme développement, l'Etat se serait félicité de son choix, et ceux qui payent impôts , aussi, sans trop se soucier de leur salaire
a écrit le 30/03/2016 à 13:11 :
Conclusion : les supers top manageurs ne se feront plus embaucher en France et nous serons heureux d'avoir des nuls pour pas cher. De toute façon on n'aime pas la réussite et après on s'étonne que le chaumage ne baisse pas.
a écrit le 30/03/2016 à 11:51 :
Quand cet homme a été embauché chez PSA en 2014 il avait pour mission de redresser la barre. L'Etat étant actionnaire à 14% de PSA a donc eu connaissance du contrat passer avec ce monsieur.
Maintenant qu'il a rempli son contrat l'Etat veut refaire le contrat ?
Et mes impôts j'ai le droit de revenir dessus si j'ai trop payé ? NON ? alors faite de même svp!!!

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