Stellantis croûle sous les profits au premier semestre
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MASSIMO PINCA
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La crise? Quelle crise? Chez Stellantis, ce mot ne transparaît absolument pas dans les résultats semestriels publiés ce jeudi matin. Le groupe automobile, né début 2021 de la fusion de Fiat Chrysler et de PSA, a annoncé des chiffres étonnants, et même mirobolants au regard du contexte sectoriel (forte hausse des matières premières, baisse des volumes due à la pénurie des semi-conducteurs...).
Ainsi, la marge opérationnelle courante ressort à 14,1%, soit presque trois points de plus sur un an. En valeur absolue, elle augmente de 44% à 12,3 milliards d'euros. Le bénéfice net, lui, augmente de 34% pour se placer au chiffre stupéfiant de 8 milliards d'euros sur les seuls six premiers mois. Le flux de trésorerie n'en est pas moins spectaculaire puisqu'il passe d'une perte de plus d'un milliard il y a un an, à plus de 5,3 milliards de génération de trésorerie.
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Devant les journalistes, il s'est borné à déclarer que la qualité des performances financières de Stellantis était « le résultat de l'engagement des salariés dans l'exécution de la feuille de route stratégique". Un peu court comme explication alors que l'industrie automobile n'a jamais été autant soumise à un climat aussi délétère. D'ailleurs, les volumes de Stellantis étaient en baisse de 7% sur le semestre avec 3 millions de voitures. En 2021, l'entreprise avait déploré un volume manqué de 20% de ses ventes en raison de la pénurie des semi-conducteurs.