Stellantis veut produire sa propre énergie pour contourner l'envolée des prix de l'électricité (Carlos Tavares )
Nabil Bourassi
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Carlos Tavares craint des rationnements d'électricité
Arnd Wiegmann
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Carlos Tavares craint des rationnements d'électricité
Arnd Wiegmann
Après la crise du coronavirus, la pénurie des semi-conducteurs, la guerre en Ukraine... Voilà une nouvelle tuile qui vient de tomber sur la tête des constructeurs automobiles. L'envolée des prix de l'énergie vont lourdement peser sur les coûts de production des usines automobiles.
Carlos Tavares s'est monté particulièrement inquiet sur ce poste de dépenses, en marge d'une visite des sites de Metz-Tremery qui produisent des moteurs électriques et des boites de vitesse. Le patron de Stellantis a annoncé avoir lancé une réflexion interne sur un projet de production d'énergie en propre.
Il a indiqué que plusieurs scénarios se dessinent dont celui d'en passer par un partenariat avec un spécialiste de la production d'énergie. Il s'agirait par exemple de recouvrir les toits des usines de panneaux photovoltaïques.
Pour Carlos Tavares, la question du prix de l'énergie est devenue stratégique au point qu'elle ferait désormais partie de la chaîne de valeur. « Notre stratégie est d'avoir une vision à 360 degrés sur la chaîne de valeur » a-t-il argué.
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Selon lui, les industriels seront en première ligne des mesures d'économies qui seront prises lors des pénuries d'énergie. Pour illustrer son propos, il s'est remémoré son expérience au Japon lorsqu'il travaillait pour Nissan, au moment de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011. « Les entreprises devaient travailler le week-end pour lisser la demande d'énergie... Il avait même fallu réduire le nombre d'ascenseurs en service », s'est-il souvenu. « La priorité des pouvoirs publics sera de chauffer les ménages pendant l'hiver », anticipe-t-il alors que de nombreuses études montrent les limites du marché réglementé européen sous pression des prix spots (prix de gros sur le marché). Il estime que les prix réglementés finiront par traduire les fortes tensions sur le marché.
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Nabil Bourassi