Stellantis : l’avenir de l’usine de Rennes lié au succès du C5 Aircross
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Carlos Tavares devant le concept de C5 Aircross, le 14 octobre dernier, au Mondial de l'Auto de Paris.
Reuters
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Carlos Tavares devant le concept de C5 Aircross, le 14 octobre dernier, au Mondial de l'Auto de Paris.
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Sur le site Stellantis de La Janais, près de Rennes, les équipes sont prêtes. Cette usine a été choisie par le géant franco-italo-américain pour fabriquer le nouveau C5 Aircross. Présenté le mois dernier au salon de l'automobile de Paris, ce SUV familial de Citroën doit être lancé sur le marché au second semestre 2025. A La Janais, Stellantis a investi 160 millions d'euros pour déployer une nouvelle plateforme. Baptisée STLA Medium, celle-ci a la particularité d'être « multi-énergies » : elle permet la production de voitures électriques, mais aussi ses variantes aux motorisations hybrides et thermiques.
Pour ce faire, le site de La Janais s'est doté de nouveaux ateliers. L'un est dédié à l'injection plastique. Il est notamment capable de fabriquer sur place ses propres pares chocs. Un autre est dédié au ferrage, où les différents éléments métalliques de la voiture sont soudés par quelques 459 robots. L'état-major de Stellantis est resté fidèle à sa logique de réduction des coûts. Quelques 361 robots dédiés au ferrage proviennent de son usine de Sochaux, et ont été remis à neuf.
Ces nouveaux moyens de production doivent permettre de redonner un nouveau souffle à l'usine de La Janais. Celle-ci ne produit plus que l'ancienne version de la C5 Aircross depuis l'arrêt, le mois dernier, de la fabrication de la Peugeot 5008. Stellantis l'assure: la production de la future C5 Aircross « offre aux salariés du site de Rennes des perspectives d'activité au moins jusqu'en 2030 ».
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En conférence de presse ce lundi, Carlos Tavares s'est félicité des « atouts » de La Janais. Il a loué « la capacité à se remettre en cause » de cette usine « au cours des dix dernières années ». Cela dit, il a prévenu que son avenir était lié aux ventes du nouveau SUV de Citroën. « L'activité dans cette usine, ici à Rennes, dépend du succès commercial de la future C5 Aircross », a-t-il averti. Selon Carlos Tavares, ce véhicule à tout pour trouver sa clientèle. « Maintenant, connaitra-t-elle le succès ? Je l'espère, je pense que oui, a-t-il poursuivi. Mais en fait nous n'en savons rien... » D'après le dirigeant, l'usine devra fabriquer « entre 50.000 et 80.000 voitures » pour être rentable.
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