Une grève « historique » chez Stellantis en Italie
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« Il n'y a pas de politique industrielle en Italie. Nous demandons au gouvernement d'ouvrir la concertation avec Stellantis », déplore ce vendredi un employé du constructeur, auprès de l'AFP.
Des milliers de salariés en grève de Stellantis manifestent en Italie ce vendredi. Ils réclament des garanties sur l'emploi et la production de nouveaux modèles, en chute libre dans le pays.
Tensions chez l'un des géants de l'automobile européen. Des milliers de salariés en grève de Stellantis manifestaient en Italie ce vendredi, au son de tambours et sifflets dans les rues de Rome pour fustiger le « désengagement » du constructeur de la péninsule et une production en chute libre.
Les 40.000 employés du groupe en Italie, ainsi que les salariés de ses fournisseurs, étaient appelés par les syndicats à observer une grève nationale de 24 heures pour réclamer des garanties sur l'emploi et la production de nouveaux modèles.
Une grève qui promet d'être «historique»
« Je ne travaille plus qu'un ou deux jours par semaine », se désole auprès de l'AFP Giuseppe Carbonara, 52 ans, depuis trente ans salarié du secteur automobile, venu de Bari (sud-est de l'Italie). « Il n'y a pas de politique industrielle en Italie. Nous demandons au gouvernement d'ouvrir la concertation avec Stellantis », a-t-il plaidé.
Selon les syndicats, qui tablaient sur 15.000 manifestants, ce sera « une grève historique comme il n'y en a pas eu depuis plus de quarante ans », dans les usines de l'ancien fleuron national Fiat. La grève générale « enverra un message fort et clair à Stellantis et au gouvernement : le temps est écoulé, l'industrie automobile est en train de mourir, on risque un drame social sans précédent », a également prévenu Rocco Palombella, secrétaire général du syndicat Uilm.
Une production en chute libre chez Stellantis en Italie
Cette baisse de régime chez Stellantis en Italie est illustrée par ces derniers chiffres : après trois années de hausse, la production locale du constructeur auto est brusquement repartie à la baisse, chutant de 31,7% à 387.600 véhicules sur les neuf premiers mois de 2024, selon la fédération de la métallurgie FIM-CISL.
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