Automobile : les ventes continuent de chuter en juillet

Au total, 126.036 voitures ont été immatriculées en ce début d'été.
Luke MacGregor

Au total, 126.036 voitures ont été immatriculées en ce début d'été.
Luke MacGregor
Les mois passent et le marché automobile s'enfonce de plus en plus en France. En juillet, les immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) ont reculé par rapport à la même période de l'année 2023 (-2,26%) d'après les chiffres du cabinet AAAdata. Au total, 126.036 voitures ont été immatriculées en ce début d'été. Pourtant, cette année 2024 apporte 3 jours ouvrés supplémentaires par rapport à juillet 2023. En jours comparables, le marché recule de 15%. Une dynamique qui s'explique notamment par le fort repli des achats de véhicules aux entreprises.
Dans le détail, les Français privilégient toujours autant l'hybride, en particulier la petite hybridation, en hausse de 52%, une motorisation qui apparaît de plus en plus dans les gammes des constructeurs. A contrario, les ventes de véhicules essence reculent de 23% et 24% pour les diesels.
L'électrique fait toujours du surplace, à 1% de progression ce mois-ci, plombé par des ventes en recul chez Tesla, mais aussi par une chute colossale des immatriculations de Dacia Spring, star des ventes en juillet 2023. Depuis le début de l'année, le véhicule pointe à la 88e position des voitures les plus vendues en France, à 2.940 exemplaires, contre la 15e position en 2023 avec 17.210 unités. Une nouvelle Dacia Spring débarque d'ailleurs à la rentrée dans les concessions et espère faire décoller de nouveau les ventes en électrique.
Mais cette dernière sera directement en concurrence avec plusieurs autres modèles également prévus pour septembre, comme la Renault 5, mais aussi les modèles chinois, à commencer par ceux de Leapmotor que commercialisera Stellantis. Pour éviter une explosion des ventes des constructeurs chinois, la France et l'Europe ont pris toute une série de mesures préventives depuis le début de l'année. La France a ainsi restreint le bonus écologique de 4.000 euros aux véhicules européens et, plus récemment, l'Europe a choisi de surtaxer les marques chinoises à leur entrée sur le continent.
Ainsi, depuis le 4 juillet, Bruxelles impose des droits dits « compensateurs » de 17,4% au fabricant chinois BYD, de 19,9% à Geely et 37,6% à SAIC. Pourtant, les effets de ces hausses sur les ventes du mois sont très disparates. SAIC et sa marque MG ont ainsi reculé de 16% quand BYD a plus que doublé ses ventes sur le territoire.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Par ailleurs, si les ventes de voitures électriques neuves patinent en France, celles d'occasion décollent.
Côté constructeurs, le numéro un mondial, le Japonais Toyota, continue sa progression en juillet avec une hausse des ventes de 29,3% grâce à ses nombreux modèles proposés en version hybride. Le groupe a d'ailleurs présenté hier des résultats en hausse, malgré les récents scandales de certifications sur certains véhicules au Japon. Stellantis affiche un petit 2,6% d'augmentation grâce à ses marques Peugeot et Jeep.
Renault marque le pas en juillet, en recul de 7,86% à cause de sa marque principale. En tout, le groupe continue d'être stable depuis le début de l'année mais espère une progression marquée sur le deuxième semestre grâce à l'arrivée de modèles phares chez Renault.
À lire également
Le géant Volkswagen se stabilise, mais enregistre une hausse de 7% depuis le début de l'année, porté par Porsche, Seat et Skoda. Une maigre consolation, puisque le constructeur allemand a livré 2,2 millions de véhicules dans le monde, soit 3,8% de moins qu'au cours de la même période en 2023, à cause de ventes en Chine en recul de 19% ce premier semestre.