Automobile : les hybrides continuent leur progression en Europe
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En juillet, les immatriculations de modèles hybrides ont atteint 273 000 unités. (Photo d'illustration)
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En juillet, les immatriculations de modèles hybrides ont atteint 273 000 unités. (Photo d'illustration)
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Le mois dernier, les immatriculations de modèles hybrides ont atteint 273.000 unités, représentant désormais 32% du marché européen des voitures neuves, contre 25% en juillet l'année passée. Ce segment est en pleine expansion, en particulier sur les principaux marchés européens comme la France, l'Espagne et l'Italie. Seule l'Allemagne, premier marché du continent, a observé un ralentissement des ventes de voitures électriques après la suppression des aides gouvernementales.
Les hybrides remplacent ainsi peu à peu les voitures à essence, dont les immatriculations ont reculé de 7% (33,4% de part de marché), tandis que les véhicules diesel continuent de perdre du terrain avec une baisse de 10,1% (12,6% de part de marché). Cette situation permet au marché automobile de progresser légèrement en Europe (+0,2%), malgré des baisses dans plusieurs grands pays comme la France, l'Allemagne et la Belgique.
Le modèle hybride séduit par sa polyvalence. Les "full hybrides", qui combinent un moteur thermique et un moteur électrique, avec une petite batterie rechargeable en roulant, offrent la possibilité de réduire légèrement la consommation de carburant et les émissions de CO2. Ces véhicules ne nécessitent pas de branchement à une borne de recharge, un atout majeur pour les consommateurs sceptiques quant à l'autonomie et l'infrastructure des véhicules électriques.
Cependant, malgré ces avantages apparents, les modèles hybrides sont loin d'être la panacée en matière de transition énergétique. Selon l'Agence de l'environnement (Ademe), ils permettent une réduction de 5 à 20% de la consommation de carburant par rapport à un véhicule 100% thermique. Mais leurs émissions restent bien supérieures à celles des voitures entièrement électriques.
De plus, l'achat d'un modèle hybride pourrait retarder celui d'un véhicule 100% électrique, freinant ainsi la transition vers des technologies plus écologiques. « Le passage à l'électrique est inéluctable, poussé par l'industrie chinoise », confirme Léo Larivière à l'AFP.
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Face aux incertitudes du marché et à la complexité de l'électrification complète des véhicules, les constructeurs automobiles intensifient leurs offres de modèles hybrides. Stellantis, le deuxième groupe automobile européen, prévoit ainsi de lancer 30 modèles hybrides d'ici la fin de l'année 2024, avec six nouveaux modèles attendus avant 2026. Volkswagen, qui avait initialement misé sur les véhicules 100% électriques et les hybrides rechargeables, compte proposer ses premiers "full hybrides" dès 2025. Toyota, pionnier dans le domaine avec sa célèbre Prius lancée en 1997, continue de défendre cette technologie.
Cette stratégie, bien qu'efficace à court terme, ne répond pas pleinement aux impératifs de la transition énergétique. Comme le souligne Léo Larivière, du groupe de réflexion Transport & Environment (T&E), « rester bloqués avec des véhicules qui fonctionnent au pétrole pose aussi un problème de dépendance extérieure ».
De plus, les modèles hybrides neufs seront interdits à la vente à partir de 2035 dans l'Union européenne, une échéance qui pousse les constructeurs à écouler leurs stocks avant l'entrée en vigueur des nouvelles normes d'émissions plus strictes en 2025.
Si les hybrides continuent de progresser, les ventes de voitures électriques peinent à suivre le rythme (-10,8% en juillet 2024 par rapport à l'an dernier). En France, par exemple, les immatriculations de modèles électriques ont reculé chez des constructeurs comme Tesla et Dacia, dont le modèle Spring, autrefois en tête des ventes, a vu ses immatriculations chuter considérablement cette année.
Par ailleurs, les véhicules chinois, qui entrent en concurrence directe avec les marques européennes, continuent de perturber le marché. Malgré des droits de douane plus élevés imposés par Bruxelles, des marques comme BYD ont vu leurs ventes exploser, tandis que d'autres comme SAIC, représentée par sa marque MG, ont enregistré des baisses.
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Le marché automobile français a continué à s'enfoncer en juillet, avec une baisse des immatriculations de 2,26 % par rapport à la même période de l'année précédente. Cette dynamique s'explique notamment par le recul des achats de véhicules par les entreprises, et par une chute de 23 % des ventes de voitures essence, ainsi que de 24 % pour les diesels.
En revanche, l'hybridation légère a connu une hausse spectaculaire de 52 %, témoignant de l'intérêt croissant des consommateurs pour cette technologie de transition.
(Avec AFP)
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