À Londres, Canary Wharf ne se met pas à l'heure du Qatar

 |   |  284  mots
Le fonds souverain qatari avait déjà formulé une offre en novembre, qui avait alors été rejetée.
Le fonds souverain qatari avait déjà formulé une offre en novembre, qui avait alors été rejetée. (Crédits : REUTERS/Kevin Coombs)
Qatar Investment Authority et Brookfield Property Partners proposaient près de 3,3 milliards d'euros pour acquérir Songbird, qui détient la majorité des parts de Canary Wharf Group, propriétaire du quartier d'affaires éponyme.

Les près de 3,3 milliards d'euros (2,6 milliards de livres) proposés par le fonds souverain qatari n'auront pas suffi. Qatar Investment Authority (QIA) s'est de nouveau fait éconduire vendredi 5 décembre, alors qu'il avait formulé une offre jeudi, aux côtés du groupe immobilier américain Brookfield Property Partners, pour racheter l'intégralité de la société Songbird, propriétaire indirecte de ce quartier de l'est de la capitale britannique.

"Le conseil d'administration pense que l'offre de QIA et Brookfield ne reflète pas la pleine valeur de l'entreprise, sa position unique et le potentiel de croissance potentielle", a répondu Songbird dans un communiqué. La société, qui détient la majorité des parts de Canary Wharf Group, propriétaire du quartier du même nom, répète que ses actifs valent 4,83 euros (3,81 livres) par action, portant la valeur estimée de la société à 3,55 milliards d'euros (2,8 milliards de livres), selon ses propres estimations.

Offre définitive

L'affaire pourrait bien en rester puisque QIA et Brookfield ne proposent que 4,43 euros (3,50 livres) en liquidités et ont indiqué qu'ils ne relèveraient plus leur offre sur Songbird, dont le fonds souverain qatari possède déjà 28,6%. Ils avaient déjà relevé leur précédente offre, à 2,8 milliards d'euros (2,2 milliards de livre), formulée en novembre et rejetée par Songbird.

En tout, 34 immeubles sont situés sur les plus de 65.000 mètres carré de Canary Wharf, signe visible de la domination de Londres sur le finance européenne. Selon des informations de la presse britannique, le petit émirat aux riches ressources pétrolières et gazières viendrait tout juste de racheter l'un d'entre eux, le siège de la banque HSBC.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :