EXCLUSIF - Les centres d'action sociale (CCAS/CIAS), qui épaulent les habitants les plus vulnérables sur le terrain, se réunissent en conseil national mercredi. Leur réseau national, l'UNCCAS, vient de réaliser une enquête sur l'hébergement d'urgence, dont La Tribune dévoile les résultats.Elle est ministre du Logement, de la Rénovation urbaine... et de l'Hébergement d'urgence ? Dès la passation de pouvoirs le 23 septembre dernier, Valérie Létard a lâché que « les attentes sur l'hébergement d'urgence [n'avaient] jamais été aussi fortes ». « C'est le premier pied de la chaîne du logement et c'est plus que sensible », a poursuivi la Valenciennoise, biberonnée au discours social de Jean-Louis Borloo.
« Avec les acteurs, nous allons faire en sorte de trouver des solutions et de les présenter au Premier ministre »,s'est encore engagée, lundi dernier, Valérie Létard.
67 personnes candidatent pour une place disponible
Hasard du calendrier : au lendemain de la déclaration de la politique générale de Michel Barnier où il a beaucoup été question de logement, les centres communaux et intercommunaux d'action sociale (CCAS/CIAS) se retrouvent, mercredi, en Conseil national. Au plus près des personnes handicapées, des personnes âgées et, plus généralement, des personnes en (grande) difficulté, ces structures, présidées par les maires ou les présidents d'intercommunalité, ont réalisé une enquête sur le logement au plus près du terrain.
Les CCAS/CIAS ont effectivement le droit de louer ou de sous-louer, voire même d'acheter, des biens immobiliers, et donc de les transformer en hébergements d'urgence avec des délais de deux à six mois renouvelables. Avec les publics concernés, soit ils concluent des conventions d'occupation précaire, soit ils leur mettent à disposition le logement moyennant une somme symbolique, voire même à titre gracieux.