Lors de sa déclaration de politique générale ce mardi après-midi, le Premier ministre a multiplié les annonces sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), le prêt à taux zéro (PTZ) et le dispositif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols.Alors qu'il prononçait sa déclaration de politique générale ce mardi à l'Assemblée nationale, Michel Barnier a, sans surprise, abordé la question du logement. Un sujet essentiel tant il souffre de la crise qui le touche actuellement et un secteur dont les professionnels attendent de nombreuses réponses.
Simplification du DPE et calendrier adapté
Au chapitre sur la dette écologique, Michel Barnier a promis de mieux cibler l'accompagnement des particuliers et des entreprises sur la rénovation thermique.
« Le diagnostic de performance énergétique sera simplifié et son calendrier sera adapté » a-t-il annoncé.
Ce ne sera pas une mince affaire. Dans ses vœux 2024 présentés fin janvier, l'ex-ministre Christophe Béchu avait, lui aussi, communiqué sur une simplification du DPE. Quinze jours plus tard, il annonçait le reclassement de 140.000 petites surface classées F et G pour remettre ces logements sur le marché.
Créé en 2006, le diagnostic de performance énergétique permet d'évaluer la consommation d'énergie d'un logement et son impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Selon que le logement est classé G, F ou E, il sera impossible de le louer en 2025, 2028 et 2034, en application de la loi Climat et Résilience de 2021. Le DPE est en effet obligatoire pour louer ou vendre un logement. Mais il est critiqué tant par Bercy que par le Conseil d'analyse économique (Matignon).
Les acteurs du secteur rappellent qu'une proposition de loi de la sénatrice (LR) de Haute-Savoie, Sylvia Noel, visant à atténuer la crise du logement par une modification rationalisant la méthode de calcul du DPE, est déjà dans les tuyaux et ne demande qu'à être inscrite à l'ordre du jour. Les mêmes décideurs privés considèrent que le calendrier est intenable, notamment dans l'immobilier collectif, entre l'égoïsme des copropriétaires et la lourdeur administratives des procédures.