Bâtiment : il n'y aura pas de prime pour la rénovation énergétique

DATE IMPORTED:May 23, 2016Workers install a window as they construct a luxury single family home in Carlsbad, California, United States May 23, 2016. REUTERS/Mike Blake
Reuters

DATE IMPORTED:May 23, 2016Workers install a window as they construct a luxury single family home in Carlsbad, California, United States May 23, 2016. REUTERS/Mike Blake
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« La transformation du CITE en prime ne sera pas finalement mise en œuvre en 2019 », a fait savoir ce 14 septembre le ministère de la Transition écologique et solidaire à l'AFP. Et ce, alors qu'en avril dernier, lors de la présentation du plan de rénovation énergétique des bâtiments, Nicolas Hulot avait annoncé la transformation du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime dès 2019 afin de permettre aux ménages de toucher l'aide financière plus rapidement.
« Après un examen approfondi, cette mesure est apparue coûteuse et complexe dans son déploiement : elle nécessiterait de créer une nouvelle structure à part entière et de recruter des centaines de personnes dédiées », a également déclaré le ministère. Ce que confirme à La Tribune Marjolaine Meynier-Millefert, députée (LREM) de l'Isère et co-pilote du plan : « Si on avait généralisé la prime, cela aurait demandé d'employer 300 personnes. Or, 300 salaires annuels, c'est autant d'argent qu'on met en moins dans le concret. »
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Les professionnels du bâtiment n'ont pas tardé à réagir. Le président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), Patrick Liébus, regrette « le signal envoyé aux particuliers [qui] risque d'être dommageable à l'activité du secteur ». « C'est préjudiciable pour la prise des décisions des entreprises comme du côté des ménages qui ont du mal à se projeter dans les travaux », estime Danyel Dubreuil, coordinateur de l'initiative Rénovons ! de l'ONG Cler-Réseau pour la transition énergétique.
Du côté du principal lobby du BTP, la Fédération française du bâtiment, son président Jacques Chanut qualifie cette annonce d'« inacceptable » : « Sur un sujet aussi lourd, les seules préoccupations budgétaires l'emportent, sans débat. Une fois de plus, il y a un renoncement sur ce sujet. En effet, en juillet dernier, il qualifiait de « très bien» l'idée de prime.
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