« L'écologie est une opportunité de meilleure santé. L'écologie est une formidable opportunité économique », avait notamment déclaré François de Rugy lors de la passation de pouvoirs avec Nicolas Hulot le 4 septembre dernier. Moins d'une semaine plus tard, le nouveau ministre d'Etat chargé de la Transition écologique et solidaire a participé ce 10 septembre au lancement de la campagne de mobilisation de l'Ademe en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments.
Concrètement, il s'agit de « faciliter, accompagner et informer pour la rénovation énergétique » (« FAIRE ») avec le slogan « tous éco-confortables ». Et plus précisément, de « rendre lisible un service public d'information et de conseil sur la rénovation énergétique de l'habitat pour les citoyens » et d'« entraîner l'ensemble des acteurs publics et privés dans la rénovation ».
Dix mois après décrété la rénovation comme « priorité nationale » à l'Agence parisienne du climat avec le déblocage de 14 milliards d'euros et cinq mois après en avoir détaillé les mesures à Angers, le gouvernement veut en effet montrer que si les hommes changent, l'action publique continue.
En réponse à cet enjeu, l'Agence de maîtrise de l'environnement et de l'énergie (Ademe), avec l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et l'Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil), promet un réseau de 400 espaces conseil, mais déjà les observateurs doutent de la portée du dispositif.
Dans le cadre de ses fonctions de co-pilote du plan de rénovation énergétique des bâtiments, la parlementaire Marjolaine Meynier-Millefert dit, elle, avoir organisé entre 300 et 350 rendez-vous en trois mois avec les professionnels et associatifs du secteur. Aussi aimerait-elle suivre la déclinaison opérationnelle du programme.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

La nomination d'une personnalité qualifiée en Conseil des ministres avait en effet fait son chemin avant l'été, mais avec le remaniement, cette hypothèse va-t-elle refaire surface, voire se traduire en actes ? Il ne reste plus qu'à guetter les « mesures individuelles » adoptées mercredi midi.
Autre sujet sur la table, et non des moindres : le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Actuellement, un particulier peut mandater une société avant de se faire rembourser tout ou partie de son chantier d'amélioration énergétique. Or, cet avantage fiscal n'a pas été cité.
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Autre disparition : celle du bonus-malus à la revente d'un logement énergivore, évoqué un temps par l'ex-ministre Nicolas Hulot. S'il revenait dans le cadre de l'examen du projet de loi finances 2019, il déclencherait à coup sûr une bronca des associations de propriétaires.
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