Bâtiment : l'urgence de la rénovation s'impose pour la santé des occupants

 |   |  529  mots
L'ONG Health and Environnement Alliance (Heal), qui vient de publier une note « Bâtiments en bonne santé, gens en meilleur santé », pointe un lien entre la santé du bâtiment - « ventilation inadaptée », « mauvaise qualité de l'air intérieur » - et celle de l'occupant : « maladies respiratoires et cardiovasculaires, anxiétés et dépression ».
L'ONG Health and Environnement Alliance (Heal), qui vient de publier une note « Bâtiments en bonne santé, gens en meilleur santé », pointe un lien entre la santé du bâtiment - « ventilation inadaptée », « mauvaise qualité de l'air intérieur » - et celle de l'occupant : « maladies respiratoires et cardiovasculaires, anxiétés et dépression ».
L’ONG Healh and Environnement Alliance publie une étude sur l’impact des bâtiments de mauvaise qualité sur la santé de leurs habitants. Au regard de ses conclusions, il apparaît très urgent d’agir.

Savez-vous que vous passez en moyenne 20 heures par jour à l'intérieur ? L'ONG Health and Environnement Alliance (Heal), qui publie une note « Bâtiments en bonne santé, gens en meilleure santé », pointe un lien entre la santé du bâtiment - « ventilation inadaptée », « mauvaise qualité de l'air intérieur » - et celle de l'occupant : « maladies respiratoires et cardiovasculaires, anxiétés et dépression ».

D'après un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé de 2011, cité par Heal, à lui seul, le logement individuel cause la mort de 100.000 personnes chaque année en Europe... En effet, les gens qui résident dans des bâtiments en mauvaise santé présentent 40 % plus de risques de développer de l'asthme. Idem pour les enfants vivant dans ces conditions, qui ont deux fois plus de risques de souffrir de bronchite.

Conséquences sur le bien-être et la santé mentale

Ces bâtiments en mauvais état ont également des conséquences sur le bien-être et donc sur l'attention des étudiants aussi bien que des salariés. Ainsi, une mauvaise qualité de l'air intérieur peut provoquer une perte de productivité de l'ordre de 6 à 9%. Dans les écoles et les universités, le lien entre une mauvaise isolation phonique et une moindre performance des élèves ainsi qu'une appréciation moins positive des professeurs a été démontré.

La santé mentale est également directement impactée par la santé du bâtiment. Le froid et la condensation provoquent de l'anxiété, voire de l'hypertension. Rien que dans l'Union européenne, 56 millions d'habitants, soit plus de 10% de sa population, sont exposés à un niveau de décibels trop élevé.

Prioriser le logement social

Aussi, l'ONG Health and Environnement Alliance plaide-t-elle pour une rénovation des HLM et une amélioration de l'isolation des bâtiments existants. Evoquant 230 millions de mètres carrés qui devraient être construits dans les quarante prochaines années, « soit l'équivalent de la ville de Paris chaque semaine », et la croissance annuelle de 1% des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment, Heal insiste sur la nécessité de « construire de bâtiments respectueux du climat et promouvant la santé ».

Nécessité d'accélérer

L'association en profite pour interpeller les législateurs européens :

« Priorisez la santé, donnez des incitations pour passer rapidement à 100 % d'énergies renouvelables dans le design et la rénovation du bâti, priorisez les bâtiments habités par les populations vulnérables, coopérez avec les autorités locales du logement social, mettez en place une politique publique d'approvisionnement vert... »

Ainsi que l'industrie du bâtiment :

« Appliquez des critères de santé, de bien-être, réduisez l'impact environnemental et sanitaire des matériaux et des équipements en considérant la durabilité des produits utilisés, réduisez le changement climatique en améliorant la résilience du bâti... »

A la lumière de ces données, il apparaît donc plus que jamais nécessaire d'accélérer la rénovation des bâtiments, pas seulement pour économiser l'énergie et réduire les émissions de dioxyde de carbone, mais aussi et surtout parce que c'est un enjeu de santé publique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/05/2018 à 13:06 :
L'habitat, "Un enjeu de salubrite publique" ! Comme a Fos/Mer, ou les habitants sont contraints et forces de respirer des methanes, cadmium, plomb et autres cocktails ?
La sante des citoyens, le gvt s'en moque en France, variable d'ajustement, et encore...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :