BTP : la croissance devrait ralentir en 2018, après une belle année 2017

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En revanche, en 2018, le non-résidentiel neuf accélérera sa croissance à 8,9% grâce à tous les secteurs hors agricole.
En revanche, en 2018, le non-résidentiel neuf accélérera sa croissance à 8,9% grâce à tous les secteurs hors agricole. (Crédits : Yves Herman)
Dans son point de conjoncture, la FFB dit mardi tabler sur une croissance de 2,4% de l'activité en volume l'an prochain, après +4,7% attendu sur l'ensemble de 2017.

La Fédération française du bâtiment (FFB) prévoit un ralentissement de la croissance dans le secteur du bâtiment en France en 2018 à cause du durcissement des dispositifs d'incitation fiscale et de la hausse des prix dans le logement neuf.

Dans son point de conjoncture, la FFB dit mardi tabler sur une croissance de 2,4% de l'activité en volume l'an prochain, après +4,7% attendu sur l'ensemble de 2017. L'année qui s'achève a été marquée par une accélération régulière, puisqu'en septembre la FFB attendait encore une progression de 4%.

"Malgré une baisse des mises en chantier d'environ 10.000 unités, imputable aux dispositions prises en loi de Finances, le logement poursuivra son essor mais de façon beaucoup plus mesurée", a expliqué le président de la FFB Jacques Chanut, au cours d'une conférence de presse.

La baisse des recettes de bailleurs sociaux pèse

La FFB souligne l'impact du rognage des dispositifs PTZ et Pinel dans les zones moins tendues et celui de la baisse des recettes des bailleurs sociaux, alors que le secteur du HLM représente jusqu'à 15% du chiffre d'affaires total du secteur du bâtiment.

En revanche, en 2018, le non-résidentiel neuf accélérera sa croissance à 8,9% grâce à tous les secteurs hors agricole. Au global, à prix constants, l'activité du bâtiment ne retrouvera toutefois l'an prochain que son niveau de 2013, très loin des pics que le BTP a connus sur la période 2006-2008.

(avec Reuters)

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a écrit le 19/12/2017 à 12:22 :
est un médicament à effet retard avec un sédatif intégré. Pour le moment ça garde le veau tranquille, vu les sondages de satisfaction.
Sauf que

La réforme du code du travail est à peine engagée et pour le moment le chômage plafonne alors qu'on est au pic de la croissance mondiale.

On apprend que la reprise du bâtiment entamée sous Hollande (grâce au PTZ, et aux lois Pinel et Duflot) est en train de retomber sous le coup des oukazes macronesques lequel déteste la pierre et adore la bourse.

Le budget 2018 est jugé peu crédible par l'UE, ce qui est le comble pour un apparatchik de Bercy passé par Rotshild.

Les français attendent la suppression de la taxe d'habitation mais ils vont surtout devoir faire avec une surtaxe de 10 cent/l de carburant, une hausse inéluctable des taxes foncières, une baisse de leur salaire (CSG +1.7%), une pluie de nouveau impôts et une réduction drastiques des aides.

C'est bien joli de vouloir supprimer les charges sociales sur les salaires, mais, sauf à vouloir supprimer aussi la retraite, l'assurance chômage et médicale, il faudra bien les payer d'une façon ou d'une autre. Et on sait que ce ne seront pas les plus aisés qui seront mis à contribution, au contraire, on va demander aux pauvres de payer à leur place.

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