Douche froide pour la filière française de la pompe à chaleur
César Armand avec Pierrick Merlet
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Un million de pompes à chaleur produites en France d'ici à 2027. Lorsque le président Macron proclame cet objectif en septembre 2023, il est question d'en finir avec les énergies fossiles importées — le gaz russe, par exemple — qui alimentent encore de trop nombreuses maisons et immeubles.
Sept mois plus tard, ses ministres Bruno Le Maire (Économie et Finances) et Roland Lescure (Industrie) prennent le relais et annoncent sept mesures visant à tenir la promesse du chef de l'État. Sauf qu'il est trop tard, la demande n'est déjà plus au rendez-vous.
Tant et si bien que c'est désormais au tour du chauffagiste BDR Thermea d'annoncer la suppression de 300 postes sur 800 de son usine de Mertzwiller (Bas-Rhin), plombé par « l'effondrement » du marché français.
Et pour cause : selon Uniclima, le syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques, 2024 a été marquée par un net recul des ventes : -40 % pour les pompes à chaleur (PAC) air/eau et -12 % pour les PAC air/air. Pire, « la situation ne s'est pas améliorée sur les premiers mois de l'année 2025 », confie une porte-parole. La faute à la crise du logement neuf et à une chute des rénovations par geste.
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« Le marché s'est cassé la figure », confirme Jean-Claude Rancurel, président des métiers de la couverture et plomberie-chauffage à la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). Ce dernier redoute désormais la fabrication de pompes à chaleur en Chine qui reviendront sur le marché hexagonal à des prix défiant toute concurrence.
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