Le sujet est remonté jusqu'au président de la République. Dans son allocution du 12 juillet, Emmanuel Macron a promis de "faire le maximum pour lever les contraintes qui pèsent sur les secteurs qui sont les plus en tension", citant "le manque de matières premières qu'il s'agisse de bois, d'acier et de fer [...] ce qui a retardé de nombreux chantiers et fait monter les coûts".
Matériau de construction par excellence, la tonne d'acier peut par exemple se vendre actuellement jusqu'à 1.500 euros la tonne, contre 500 euros habituellement. Cette flambée du coût des matières premières s'exprime par une faible production en 2020 - Covid oblige - et une forte demande en 2021 du fait de la reprise économique. A l'image de Fabio Rinaldi, président de BigMat, les distributeurs-fournisseurs déclarent être "obligés de répercuter les prix" sur ses clients, témoignant de quotas imposés par les producteurs.
Pour faire face, la Fédération française du bâtiment, par la voix de son président Olivier Salleron, demande au gouvernement de pouvoir imputer le déficit de l'exercice en cours sur les résultats positifs des années n-1, n-2 et n-3, sous forme de crédit d'impôt à "verser immédiatement". De la même manière, il espère un crédit d'impôt proportionnel au poste de dépense "achat de matériaux" des entreprises. Mais peine perdue, ses amendements transmis aux parlementaires n'ont pas été retenus lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative 2021.