Le président (LR) du Grand Paris, Patrick Ollier, se défend des échecs rencontrés lors des trois premiers concours d'architecture et d'urbanisme, Inventons la métropole, et se projette déjà dans l'après-municipales et présidentielle.EXCLUSIF. Des projets qui éclosent doucement mais sûrement près de huit ans après, des dossiers privés parfois ankylosés dans les municipalités, ou encore des promoteurs immobiliers qui trépignent, le pied sur le chantier. C'est le bilan réalisé par La Tribune des trois premières éditions du concours d'architecture et d'urbanisme « Inventons la métropole du Grand Paris », porté par l'intercommunalité francilienne de petite couronne.
« Nous faisons quelque chose d'utile et pour l'intérêt général en créant 8 à 9 millions de m² de surfaces de plancher. C'est le concours d'urbanisme le plus important d'Europe avec 91 projets. 72% avancent sans difficulté particulière, 6 ont déjà été livrés et 3 le seront prochainement. 59 sont en cours de développement dont 15 en chantier », rétorque à La Tribune le président (LR) de la métropole du Grand Paris, Patrick Ollier.
L'aménagement demande des délais « incompressibles »
Depuis le départ, rappelle le maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), les règles du jeu sont claires pour toutes les parties prenantes : les élus locaux mettent à disposition des surfaces pour lesquelles candidatent des professionnels de l'immobilier. Mais, entre le cadre légal du plan local d'urbanisme (PLU), les souhaits politiques de rééquilibrer de telle ou telle manière la ville et les problèmes communaux, l'équation s'est complexifiée.
« Je suis surpris de lire que les dossiers ne sont pas sortis, mais je ne vais pas porter l'accusation contre les maires. Seuls les moins enthousiastes ont renoncé alors que les autres concrétisent leurs projets. Chaque projet est unique et lié aux volontés du maire. J'attends des propositions de leur part pour relancer la machine », enchaîne Patrick Ollier, à la tête d'un collège de 131 maires.