"Ici, nous construirons pour de vrai !" : le port de Nantes-Saint-Nazaire mise sur l’éolien off-shore
Frédéric Thual
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Le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire ambitionne d'investir 100 à 150 millions d'euros pour se doter, à l'horizon 2026, d'une base d'intégration capable d'accompagner le développement de la filière de l'éolien off-shore en France.
GPMNSN
Dépendant à 70% des énergies fossiles, le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire se cherche un nouveau modèle économique. Entre reconversion et transition écologique, le chemin passe par un équipement, hors normes, sans équivalent en France, pour accompagner le déploiement des champs éoliens off-shore.
« Ici, nous croyons aux énergies marines renouvelables (EMR) et à l'off-shore. Nous serons, cet été, le premier site français à accueillir le premier champ d'éoliennes en mer. Et ici, nous les construisons pour de vrai !», martèle David Samzun, maire de Saint-Nazaire et vice-président du conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire.
Pour lui, dans ce bastion de la construction navale, capitale mondiale des « géants des mers » qui accouchera bientôt du premier paquebot à gaz, l'enjeu est là : avec une industrie support de la transition écologique au service de l'accompagnement des filières EMR et de l'éolien off-shore en France.
Le Grand Port de Nantes-Saint-Nazaire vient d'ailleurs de lancer une étude pour la construction d'une base d'intégration industrielle de cinq à six cents mètres de long, réunissant des moyens de levage exceptionnels, capables de lever des colis de 700 à 800 tonnes, à cent mètres de hauteur...
« Un équipement hors normes, comme on peut en voir au Japon ou aux Etats-Unis et qui se comptent sur les doigts des mains dans le monde. Aucun des ports de l'Arc Atlantique n'est aujourd'hui équipé, c'est donc un investissement à faire»,justifie Olivier Trétout, directeur général du Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire (GPMNSN).
L'investissement porterait sur 100 à 150 millions d'euros pour une mise en service à l'horizon 2026. Ce projet pourrait permettre à l'établissement portuaire de devenir L'Ecoport National du Grand Ouest comme l'ambitionne le projet stratégique 2021-2026, adopté en décembre dernier.
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La fin d'un modèle
Au-delà, de cette diversification d'activité, à l'aune de la transition écologique, c'est tout le modèle portuaire qui doit être restructuré. Un modèle, bâti depuis cinquante ans autour du pétrole, du gaz et du charbon, aujourd'hui, tributaire à 70% des énergies fossiles, et fragilisé par le réchauffement climatique, la transition écologique et la compétition internationale.