Immobilier : construire autrement pour vivre différemment

Habiter autrement ? C’est le rêve de plus en plus de Français qui, entre sobriété et durabilité, cherchent à vivre différemment, dans des habitats où l’originalité n’a pas à souffrir d’un budget exorbitant. Une tendance largement inspirée par la volonté de construire sans polluer ni artificialiser les sols, et dans un objectif d’économie circulaire évident. Dès lors, de nouvelles approches de construction se dessinent dans lesquelles les maisons se bâtissent avec d’anciens caintainers maritimes, quand d’autres sont semi-enterrées et bioclimatiques, flottantes ou encore… en carton. Tour d’horizon de ce qui pourrait bien devenir une nouvelle façon d’habiter et de vivre au quotidien. (Cet article est issu de T La Revue n°11 - « Habitat : Sommes-nous prêts à (dé)construire ? », actuellement en kiosque).
(Crédits : © Yvan Zedda)

LA MAISON FLOTTANTE

 Des maisons flottantes ? Il y en a dans de nombreux fjords en Scandinavie. C'est une tradition ancienne et bien ancrée. Et pourquoi pas en France ? Et pourquoi pas, même, des villages entiers flottants dans les ports, le long de l'Atlantique ou de la Méditerranée ? C'est avec cette vision qu'Éric Sechaud a conçu son premier SeaLoft. L'idée de maisons flottantes - au design soigné, tout confort et écologiques - est venue en 2017 à cet entrepreneur, qui dirige un chantier naval spécialisé dans le bois à Lorient. « À l'époque, en compagnie de son architecte, un premier client nous a demandé de lui construire une maison flottante, se souvient-il. Le concept nous a paru intéressant et nous l'avons réalisé. Et avant même d'être terminée, la maison était déjà louée pour les vacances ! » Car l'engouement pour des habitations insolites, originales, dépaysantes, proches de la nature ou de la mer, émergeait déjà en France. Les confinements, assortis de limitations en matière de circulation durant la pandémie, n'ont fait qu'accentuer la tendance, les urbains souhaitant s'évader sans aller très loin.

Le dirigeant du chantier naval a donc décidé de se lancer et a conçu, puis mis à l'eau deux SeaLofts. « Pour cela, nous nous sommes adjoint les conseils d'un designer pour faire quelque chose de très contemporain, avec des formes épurées, et, au-delà du bois, nous avons pris soin d'utiliser d'autres matériaux écoresponsables pour l'isolation - en laine de bois, par exemple - de même que nous avons doté les SeaLofts de panneaux solaires pour qu'ils soient autosuffisants en énergie, et enfin, nous récupérons l'eau et nous la traitons après usage avant de la rejeter selon les normes imposées », explique-t-il.

Autant d'attraits pour les vacanciers, de plus en plus soucieux de limiter leur empreinte environnementale. Sans compter évidemment que sur une maison flottante, ils vivent (presque) l'aventure du grand large ! « Certains n'ont pas les capacités physiques ni les compétences pour naviguer, mais ils sont entourés de pêcheurs, de marins, de navigateurs, et les relations se passent bien. Ils embarquent parfois pour la journée sur des voiliers. Mais d'autres se contentent de passer du temps sur le pont, pour admirer la rade de Lorient et le va-et-vient des bateaux », ajoute Éric Sechaud.

Si les relations se tissent sans difficultés avec les autres professionnels de la mer - « un milieu amical et solidaire par nature », précise le chef d'entreprise - elles sont plus délicates entre le concepteur des SeaLofts et les gestionnaires de ports... Les places à quai sont très convoitées, d'autant que la majorité des bateaux ne bougent pas, et les ports appliquent à la lettre la réglementation, qui veut que les clients eux-mêmes, locataires des maisons flottantes, demandent une autorisation, souvent assortie de délais de trois ou quatre ans... « Nous nous sommes rabattus sur les agglomérations en bord de mer, qui ont la décision finale sur les ports, et nous allons même leur proposer de petits villages flottants à l'avenir », ajoute ainsi le concepteur de ces maisons sur l'eau. De quoi réjouir non seulement des touristes, mais aussi des habitants à l'année et des municipalités, qui pourront ainsi se distinguer et offrir un habitat original, de qualité, bon pour l'environnement -  et, évidemment, économe en foncier...

Et Éric Sechaud n'exclut pas, bien au contraire, d'étendre ses activités en dehors de l'Hexagone. « Nous avons déjà des demandes aux Antilles et en Guyane », indique-t-il. Mais si des clients, aux États-Unis, se sont aussi montrés intéressés, la modeste surface d'habitation, environ 45 m2, les a rebutés. « Elle a de quoi séduire un Parisien, certes, mais les Américains sont habitués à des 100 m2 carrés », sourit-il.

T La Revue n°11

LA MINI-MAISON

Ils ne sont plus les seuls, mais restent leaders en France. Michaël Desloges, ancien paysan-boulanger, et Bruno Thiéry, charpentier, ont construit leur première mini-maison en 2013, puis cofondé leur entreprise, La Tiny House, en 2015, à Poilley, dans la baie du Mont-Saint-Michel. Ils viennent de livrer leur 127e structure. Leurs clients sont en France, en Allemagne, en Suisse, en Belgique...

« Il manquait, dans la chaîne des habitats, de toutes petites surfaces », déclare Michaël Desloges. Choix de vie ou simple changement, avec les enfants qui partent de la résidence familiale, évolution de la situation professionnelle, désir d'être à la campagne ou en bord de mer, retraite ou nécessité de faire des économies... les raisons qui incitent à s'intéresser à ce concept, popularisé aux États-Unis dans les années 2000, sont nombreuses. Certains estiment même que la crise sanitaire et les confinements ont accru l'engouement pour ce genre d'habitat, dont le but est d'avoir confort et liberté, le tout souvent associé à une démarche écologique. « D'autant que les caravanes et autres roulottes sont remplies de plastique et mal isolées », enchaîne Michaël Desloges. Même si, sur le marché, certaines mini-maisons proposées par d'autres sociétés, de plus en plus nombreuses, sont loin d'être écologiques, celles de La Tiny House le sont, tout comme les « nids » fabriqués dans l'Atelier Hirondelle, à Plailly (Oise) et les structures conçues par Le Baluchon au Pallet, près de Nantes.

Bien isolées, avec du chanvre et du lin, et dotées de fenêtres à double vitrage, les mini-maisons imaginées dans la baie du Mont-Saint-Michel sont en outre économes en énergie, d'autant que leur surface n'est que de 10 à 30 m2. Toutes ont une mezzanine et, les plus grandes, une terrasse sur le toit. « Elles peuvent durer 70 ans et les matériaux sont recyclables », ajoute Michaël Desloges.

Quant à l'aspect nomade, puisqu'une mini-maison est sur roues, il le relativise. « Elle est mobile, certes, mais la plupart de nos clients restent au même endroit. Au mieux, ils changent de paysage de temps en temps », dit-il. Et ensuite, d'ailleurs, le terrain peut être récupéré pour l'agriculture, par exemple, puisque les mini-maisons, équipées de toilettes sèches, ne demandent pas beaucoup d'aménagements : quelques branchements, pour l'eau, notamment, les eaux usées pouvant être ensuite envoyées dans un bassin de décantation à proximité. « Mais dès qu'il s'agit d'habitat, les élus locaux ont encore tendance à vouloir tout équiper, voire défoncer le sol, regrette Michaël Desloges, alors que nos solutions sont réversibles. » Son livre, Tiny houses : petites constructions, grande liberté !, écrit en 2018 avec Bruno Thiéry et Élisabeth Nodinot, les fera-t-il un jour changer d'avis ? « Nous étions précurseurs et certains se moquaient de nous. Ce n'est plus le cas, mais nous avons encore du chemin à parcourir », sourit-il.

Au-delà de l'aspect environnemental, les mini-maisons pourraient-elles jouer un rôle plus social, sous forme d'habitations pour des retraités, des étudiants, des migrants, des personnes aux revenus modestes ? « Je ne suis que constructeur, pas porteur de projet ni bailleur social, répond Michaël Desloges. Cela dit, nous avons déjà été approchés par des entreprises ou des organismes qui envisagent d'investir dans les mini-maisons pour loger des étudiants, des personnes fragiles ou leurs salariés. » La seule contrainte qu'a La Tiny House face à ces projets, c'est sa capacité à produire. « Nous avons une dizaine de salariés, en particulier des charpentiers, souvent issus du compagnonnage. Pour livrer 50 mini-maisons, il nous faudrait trois ans, soupire-t-il. Et nous préférons faire du sur-mesure, en nous adaptant au client. » Les modèles sont en effet uniques - comme le bonheur qu'ils procurent...

T La Revue n°11

LA MAISON EN CARTON

« C'est avant tout un slogan marketing », avoue Oep Schilling, mais il n'empêche, les maisons en carton qu'il propose depuis 2017 sont garanties 10 ans, et 15, si c'est sa société qui en assure la maintenance. « Mais nous sommes persuadés qu'elles peuvent durer 25 ans au minimum, voire beaucoup plus si elles sont bien entretenues », assure-t-il. Ce designer d'Amsterdam, intéressé aussi bien par l'esthétique que par le respect de l'environnement, a conçu ces maisons en carton, les Wikkelhouse, mot néerlandais qui signifie « enveloppé », à partir d'une machine datant de la fin des années 1990, mise au point par René Snel, fils de papetier et touche-à-tout en matière de technique et d'invention. « Pour créer une alternative aux boîtes en carton traditionnelles, il avait mis au point une technique de roulage du carton, qui rendait les boîtes autrement plus résistantes qu'avec un simple pliage, explique Oep Schilling, puis il a voulu passer à une plus grande échelle, avec une maison. Mais pour la rendre imperméable, il l'avait entourée de plastique... » Alors que la sensibilisation à l'environnement faisait son chemin, l'aventure a tourné court. Certains acheteurs potentiels ont boudé une offre qui utilisait du plastique, les autres, moins sensibles, le fait qu'elle était en carton... « Nous avons découvert le projet en 2011 et nous avons tout de suite vu le potentiel, poursuit le designer, nous pouvions utiliser la technique pour le cœur de la maison, en roulant le carton pour le rendre résistant tout en lui donnant une forme arrondie et en y ajoutant du bois et un enduit plus écologique que le plastique afin de la rendre imperméable. » Après plusieurs années de recherche, sur l'enduit mais aussi sur la colle pour relier les éléments de la maison, désormais naturelle et non toxique, la Wikkelhouse est au point et mise sur le marché en 2017. L'offre, qui allie écologie et économie, puisqu'une maison de 40 m2, composée de plusieurs modules, vaut environ 90 000 euros à l'achat, séduit, et en cinq ans, quelque 150 maisons de ce type, qui peuvent en outre être agrandies ou déplacées et se montent en quelques jours seulement, ont été vendues aux Pays Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France (où l'on en compte une dizaine). Avec son look scandinave très épuré, elle surfe aussi, selon son concepteur, sur une nouvelle demande de la part des consommateurs, « qui ne veulent pas, pendant leurs vacances, être dans une caravane très moche mais près de la nature et dans un beau décor intérieur ».

Certes, l'avenir n'est pas qu'aux maisons en carton, « mais la tendance du futur est de s'appuyer sur ce qui existe, notamment dans la nature, comme la cellulose du bois, ainsi que des matériaux à base d'algues, par exemple, pour les murs, de même que sur du lin ou de la laine de mouton pour l'isolation, plutôt que sur ce qui est extrait, tel le sable pour faire le ciment », assure Oep Schilling.

Pour écologiques qu'elles soient, les maisons de carton néerlandaises - qui sont, selon son concepteur, jusqu'à huit fois plus « durables », au point de vue environnemental, que les maisons traditionnelles - ne participent qu'en partie à l'économie circulaire, puisque si la moitié du carton utilisé est bien recyclée, le fournisseur d'Oep Schilling fait aussi directement appel à du bois neuf pour le reste. Seraient-elles utiles dans d'autres pays, dont ceux en développement, qui connaissent souvent un problème de logement et des bidonvilles aux abords des grandes villes ? « Pas forcément, répond le designer. Les maisons en carton sont solides, certes, mais exposées quand même à divers problèmes, en particulier dans les pays à climat tropical, en matière de maintenance. Le bois et le carton sont aussi des aliments pour certains insectes », rappelle-t-il...

T La Revue n°11

LA MAISON CONTAINER

Des chiffres abstraits, le déficit de la balance commerciale ? Il suffit pourtant d'observer le nombre de caintainers entassés dans les ports d'Europe pour s'en rendre compte : s'ils ont apporté des produits manufacturés de l'étranger, ils ne peuvent pas repartir, faute de marchandises à vendre en échange... Ces montagnes d'acier ne sont pas nouvelles, mais la situation s'est aggravée durant la pandémie, du fait des perturbations dans le commerce maritime. « Et de toute façon, ces caintainers ne sont pas forcément adaptés aux produits qui sont exportés », souligne Alain Krzyzanowski, le PDG d'Everlia. Pour gérer ce problème, il avait trouvé une solution bien avant la crise Covid. C'est lors du tremblement de terre en Haïti, en janvier 2010, que l'idée lui est venue. En se promenant sur le port de Marseille, il réfléchissait à la façon d'aider les sinistrés. « La solution était sous nos yeux, nous pouvions utiliser ces caintainers pour les transformer en habitations », se souvient-il.

Suivent près de deux ans de R&D avec la société Pulsion Diffusion, pour mettre au point des structures, penser l'aménagement intérieur, réfléchir à la production... « Non seulement les matériaux de base étaient disponibles, mais en plus, les caintainers sont d'une grande robustesse, très largement supérieure aux obligations légales dans le bâtiment, et surtout, l'idée était pionnière : nous pouvions recycler les déchets de la mondialisation », poursuit Alain Krzyzanowski. Une première maison-caintainer est acquise par un habitant de Laurens, dans l'Hérault, fin 2011. Depuis, une vingtaine de maisons particulières, mais aussi des écoles, des crèches, des habitations communes et même une mairie, à Faugères (34), ont été implantées, d'abord dans l'Hérault, où la société Everlia a finalement été créée en 2016, puis un peu partout en France.

« La plupart de nos commandes viennent des collectivités locales, précise l'entrepreneur. Elles y voient comme avantage principal la rapidité, puisque le produit est livré quasiment terminé. Seules les finitions sont faites sur place. » Pas de nuisance de voisinage due à la construction, donc, et un prix abordable (environ 10 % en dessous d'une construction classique), en plus. À cela s'ajoutent évidemment un bon point pour l'environnement, une certaine originalité et surtout, un grand confort. « Grâce à l'isolation que nous offrons, les performances de nos installations sont meilleures que les bâtiments classiques, l'hiver contre le froid, l'été contre la chaleur », indique Alain Krzyzanowski. La qualité est d'ailleurs un souci constant. Pas question, pour Everlia, de faire à l'avenir des logements sociaux ou pour étudiants, réfugiés ou autres, qui seraient médiocres...

« Nous recevons environ 4 000 demandes par an - et ce, sans même un service commercial ! », enchaîne le PDG. Au point qu'Everlia, qui compte aujourd'hui 10 salariés, a du mal à faire face... « Nous avons d'ailleurs fait pivoter notre modèle économique et abandonné l'idée d'une grande usine », dit-il. Désormais, Everlia s'appuiera, au plus près des territoires, sur des partenaires industriels, à qui elle apportera son savoir-faire, sous forme, notamment, de formation. Quelques semaines à peine après l'appel lancé aux ETI et PME locales, les premiers contrats ont déjà été signés. Et trois sont en cours d'élaboration aux Antilles. Car la société élargit sa gamme pour proposer, entre autres, des abris anticycloniques.

En somme, après avoir contribué au recyclage des caintainers, la société héraultaise va donc également participer à la réindustrialisation et à la création de nouveaux emplois, verts, dans l'Hexagone et les DOM-TOM. Quant à Haïti, « nous n'avons pas encore eu l'occasion d'y aller », sourit Alain Krzyzanowski.

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LA MAISON SEMI-ENTERREE

De son enfance à Chamonix, Matthieu Floury se souvient des igloos qu'il construisait avec des blocs de neige. « Des éléments très intégrés au paysage », dit-il. Après ses études à l'Institut national des sciences appliquées de Strasbourg (master d'architecture et bachelor d'ingénierie civile et génie climatique), son épouse Charlotte et lui se sont associés pour lancer la société ScoopHome, dans le but de proposer un nouveau concept d'habitat alternatif, végétalisé et très lumineux. Premier prototype : le « Cocoon », situé à Choye, près de Besançon. « D'un projet d'école pour un atelier d'artiste, nous avons fait plusieurs années de recherche et développement et revisité le design et l'architecture, pour les rendre les plus stimulantes possibles, en accord avec une économie de la densité. C'est notre première vitrine », enchaîne-t-il. Le jeune entrepreneur a bien l'intention d'en profiter pour séduire à la fois des amateurs d'habitat insolite, qui pourront louer un Cocoon en tant qu'hébergement alternatif, et des chaînes hôtelières, des parcs de loisirs ou des familles, pour y séjourner à l'année.

D'autant que la structure présente de nombreux avantages. Non seulement elle ne demande qu'une déclaration préalable de travaux, plus simple qu'un permis de construire, et un branchement d'eau et d'électricité, mais surtout, elle répond aux critères que se fixent de plus en plus de citoyens. Semi-enterrée, dans une butte de terre végétalisée, elle se fond dans le paysage et permet d'être proche de la nature. Du fait de son exposition et son inscription dans la croûte terrestre, elle est aussi bioclimatique, grâce à son isolation par l'inertie du sol naturel, et confortable au point de vue thermique, été comme hiver. Bien sûr, les matériaux utilisés pour former l'ossature en bois, qui s'adapte à chaque terrain, sont nobles et durables. Et si elle est petite - le module élémentaire a une emprise au sol de 20 m2 - d'autres modules peuvent être accolés à la structure de base pour faire un bureau, un atelier, une salle de jeux...

« Nous avons aussi mené une réflexion au-delà du confort physique », ajoute Matthieu Floury. En misant sur la rondeur des formes et l'élégance de l'intérieur, ScoopHome privilégie la sensibilité, voire la sensualité. « Charlotte, qui travaille toujours en soins infirmiers pour des patients atteints d'épilepsie, dont des enfants, s'intéresse tout particulièrement à l'impact de notre environnement bâti sur le corps et le mental », explique-t-il. Après avoir suivi une formation en baubiologie - une approche complète de la construction associant santé, écologie, économie et environnement - en Allemagne, son pays d'origine, elle a participé à la conception des formes, ergonomiques et modulaires, proposées. « Nous passons beaucoup de temps à l'intérieur de nos habitations, relève Matthieu Floury, elles doivent être lumineuses et nous apporter confort et sécurité, ressourcement et bien-être. »

D'autant que « tout le monde n'est pas fait pour habiter en ville, et malgré l'artificialisation grandissante des sols et l'étalement des villes, pourquoi faudrait-il frustrer le désir, tout à fait légitime, d'ailleurs, des citoyens d'avoir un chez soi ? », se demande-t-il.

La satisfaction, pour les futurs habitants, viendra aussi du fait que le Cocoon est en partie fondé sur l'autoconstruction - de quoi réduire le prix (à partir de 75 000 euros) de cet home sweet home -, tandis que le reste, les structures de base, sont fabriquées localement, dans des ateliers de menuiseries partenaires équipés. Et alors que les commandes commencent à arriver, ScoopHome a déjà plusieurs autres projets prévus en Corrèze, dans le Jura et en Moselle, de même qu'en Allemagne, en Belgique et en Suisse.

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Commentaire 1
à écrit le 19/11/2022 à 10:35
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Le fait de vivre dans un containers, sachant que le problème numéro un c'est l'isolation, nous ne sommes pas dans un phénomène miraculeux, reste quand même sémantiquement catastrophique, j'espère quand même ne pas avoir à éxpliquer pourquoi. ENsuite ...

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