Attendu depuis longtemps, le projet de transformation de la Tour Bretagne à Nantes, porté par le Groupe Giboire, a été dévoilé ce 21 novembre. Cet édifice emblématique de 20 000 m² doit permettre à la ville et à la métropole de réhabiliter une friche urbaine, tout en répondant à la crise nationale du logement.« C'est une véritable renaissance pour la Tour Bretagne », introduit Michel Giboire, président du groupe éponyme, le principal propriétaire, lors d'une conférence de presse ce jeudi 21 novembre. Construit en 1976, ce bâtiment « emblématique » est devenu « un symbole de Nantes », embraye à ses côtés Johanna Rolland, la Maire et Présidente de Nantes Métropole. Cette tour qui culmine à 144 mètres de haut est fermée au public depuis 2020 après la découverte notamment de poussières d'amiante. Sa transformation va coûter 135 millions d'euros.
« La tour sera réhabilitée en s'appuyant sur l'existant. Il s'agit de tourner la page de la tour de bureaux énergivores des années 70 avec la volonté de refaire la ville sur elle-même », poursuit l'édile nantaise.
La métropole, qui détient 19% des parts de copropriété, va injecter 1,5 million d'euros pour les travaux de désamiantage. L'État participe quant à lui à hauteur de 3,5 millions d'euros dans le cadre du Fonds vert. Enveloppe qui servira à financer là aussi les opérations de dépollution chiffrées entre 7 millions d'euros et 9 millions d'euros.
Transformer des bureaux obsolètes en logements
Alors qu'une proposition de loi sur la transformation des bureaux en logements est soutenue par le gouvernement et que la ministre du Logement espère voir achever rapidement son parcours législatif, cette idée a fait son chemin sur la place nantaise. « Aujourd'hui, la Tour Bretagne est une friche polluée de 20.000 mètres carrés de bureaux en plein centre-ville. Demain, ce seront plus de 240 logements de toute taille qui prendront place dans une tour réhabilitée faisant la part belle aux matériaux biosourcés, au réemploi des matériaux, à une conception bioclimatique des logements tout en faisant place à la végétalisation », poursuit Johanna Rolland. Sur trente niveaux, les logements, du T1 au T5, occuperont 16.700 mètres carrés de surface de plancher. Ils seront uniquement destinés à la vente.