Tiré par l'international, le groupe de BTP et de concessions a affiché, lors de la présentation de ses résultats annuels, un appétit croissant pour l'Amérique du Nord et le Brésil. Son PDG, Xavier Huillard, a néanmoins réaffirmé son attachement à la France qui représente encore une grande part de son activité.
C'est une première dans l'histoire de Vinci : l'international représente plus de la moitié (53 %) de son résultat net en 2024, six points de plus qu'en 2023. Le géant du BTP et des concessions réalise aussi 58 % de son chiffre d'affaires hors de France et en tire 70 % de son carnet de commandes. Si l'Europe reste de loin le cœur de cette présence hors de nos frontières, Xavier Huillard regarde, non sans un soupçon d'envie, ce qui se passe à l'ouest, de l'autre côté de l'Atlantique.
« Les économies européennes et particulièrement française sont fragiles et attentistes à la différence de l'économie américaine, dynamique, euphorique et exubérante peut-être », a lâché le président-directeur général du groupe Vinci, ce vendredi à l'occasion de ses derniers résultats annuels avant son départ le 17 avril.
De fait, la présence du groupe en Amérique du Nord s'est renforcée l'an dernier. Avec 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires (+2 % par rapport à 2023), elle représente désormais 8% de l'activité du groupe. C'est loin derrière la France et l'Europe de l'Ouest, mais devant toutes les autres régions du monde.
Parmi les faits d'armes américains de Vinci l'an dernier, se trouve l'acquisition, pour près de 1,2 milliard de dollars (1,15 milliard d'euros), d'une section à péage de 14 kilomètres du périphérique de Denver. Situé au Colorado, l'un des États américains les plus dynamiques, il s'agit de « la première concession gérée par le groupe aux États-Unis avec un risque lié au trafic », fait valoir Vinci Highways. « La concession expirera quand j'aurai 152 ans », s'est amusé le patron âgé de 70 ans.
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« Nous avons décidé qu'il était important d'approfondir notre présence sur le continent Nord-Américain, dans les énergies, la route, les énergies renouvelables et les concessions, aujourd'hui insuffisamment développées. Avec le périphérique de Denver, nous avons frappé un premier coup significatif », a martelé Xavier Huillard.