Budget 2025: Vinci devrait payer 400 millions d'euros de contribution exceptionnelle
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Ce jeudi soir, Vinci a aussi fait état au troisième trimestre d'un chiffre d'affaires de 18,5 milliards d'euros, en hausse de 1,4%.
CHARLES PLATIAU
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Ce jeudi soir, Vinci a aussi fait état au troisième trimestre d'un chiffre d'affaires de 18,5 milliards d'euros, en hausse de 1,4%.
CHARLES PLATIAU
Au tour du géant français du BTP d'évaluer sa contribution fiscale exceptionnelle. Ce jeudi soir, Vinci a annoncé qu'il estimait à environ 400 millions d'euros « la charge supplémentaire » induite par cet impôt ponctuel, présent dans le projet de budget pour 2025 du gouvernement. Cette contribution exceptionnelle est demandée aux plus grandes entreprises, dont le chiffre d'affaires est supérieur au milliard d'euros, pour faire face à la dégradation des comptes publics.
« En première approche, si ce PLF était voté en l'état, une charge supplémentaire de l'ordre de 400 millions d'euros serait reconnue sur l'exercice 2024 (son décaissement interviendrait en 2025) », a indiqué le groupe dans le communiqué de ses résultats financiers arrêtés au 30 septembre.
A ce sujet, le groupe a fait état au troisième trimestre d'un chiffre d'affaires de 18,5 milliards d'euros, en hausse de 1,4%, une évolution qui traduit le ralentissement de l'inflation dans les pays d'implantation du groupe.
En juillet dernier, au moment de ses résultats semestriels, le groupe avait indiqué qu'il s'attendait à un résultat net 2024, « proche du niveau atteint en 2023 » et ce, « après prise en compte de la nouvelle taxe sur l'exploitation » des autoroutes françaises, décidée par le gouvernement et « dont le montant a été estimé à environ 280 millions d'euros ».
Vinci indique désormais que « cette dernière perspective ne prend pas en compte l'impact négatif sur le résultat net du groupe de l'instauration, en cours d'examen par le Parlement, d'une surtaxe applicable à l'impôt sur les sociétés ».
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Cette semaine, d'autres grands groupes ont communiqué sur le coût de la contribution fiscale exceptionnelle. Mardi, le groupe de cosmétique L'Oréal, dont les ventes sont moins dynamiques ce troisième trimestre, l'a estimé à « un peu plus de 250 millions d'euros ». « C'est significatif », avait noté auprès de l'AFP le directeur général de L'Oréal, Nicolas Hieronimus.
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La semaine dernière, le numéro un du luxe LVMH, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 86 milliards d'euros en 2023, avait estimé le coût de l'impôt entre « 700 millions et 800 millions d'euros ».
(Avec AFP)
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