C'est l'un des plus gros blocages à l'achat d'un bien immobilier ces dernières années et auquel certaines startups ont voulu s'attaquer : l'apport personnel.
Avec des taux d'intérêts autour de 4% qui augmentent sévèrement les mensualités des crédits, les banques demandent dorénavant des fonds propres colossaux aux aspirants propriétaires afin que leur taux d'endettement global (TAEG) ne dépasse pas 35% de leurs revenus comme exigé par les règles du Haut conseil de stabilité financière (HCSF). Dans ces conditions, Auguste, un nouveau propriétaire parisien gagnant 35.000 euros bruts par an a notamment dû engager 67.000 euros d'apport - dont 57.000 euros prêtés par ses parents - pour pouvoir acquérir un bien à 200.000 euros.
Faute de capital, nombre de Français se retrouvent à présent à la porte du bien de leur rêve. « C'est notamment très réducteur pour les primo-accédants qui souffrent le plus de cette condition au crédit quand ils n'ont pas de capital ou possibilité d'aide de leur famille », alerte Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim).