« Pas de reprise visible sur le marché immobilier ». C'est ce que fait savoir la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) dans sa note de conjoncture mensuelle publiée ce mardi. Malgré une hausse du nombre de visites de logements et de la fréquentation des sites d'annonces, « à ce stade, aucun indicateur de marché n'est encore passé au vert », poursuit la FNAIM. En cause : le nombre de compromis et de ventes ainsi que la production de crédit restent toujours en baisse, sans parler des prix et des taux de crédit.
La région-capitale n'échappe pas à la règle. Un logement s'y vend, en moyenne, 5.707 euros le mètre carré. C'est 0,3% de plus qu'il y a trois mois. Surtout, le nombre de ventes en Île-de-France est celui le plus en recul sur douze mois: 126.795. Soit - 23,5% en un an, contre - 20,4% en province. C'est à la lumière de ces données tout juste actualisées qu'il est intéressant de découvrir l'analyse des besoins en logements dans le Grand Paris à horizon 2030.
Cette étude, qui repose sur une date synonyme de mi-parcours dans la zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, a été réalisée par le laboratoire de recherche de l'Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI) pour le compte de l'Union nationale des aménageurs (UNAM). Surprise : il faut, chaque année, 61.129 logements en moyenne, dans les six ans qui viennent. C'est 5.000 de moins que la loi du Grand Paris de 2010 qui stipule la construction de 70.000 logements annuels. Encore faut-il que cet objectif soit respecté.