Sanofi-Aventis laisse la place à Sanofi

Les syndicats et quelques actionnaires se sont émus des conditions de départ et des retraites de certains administrateurs. Les dirigeants ont dévoilé le nouveau logo du groupe, qui écourte son nom en "Sanofi".
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Acquisition réussie de la "biotech" Genzyme, relative résistance à la chute des brevets grâce aux diversifications, dynamique des pays émergents... L?assemblée générale de Sanofi-Aventis, qui s?est tenue ce vendredi au palais de Congrès de Paris, a eu lieu dans une étonnante ambiance d?autosatisfaction et de sérénité. A l?intérieur de l?amphithéâtre tout du moins, dont l?accès était étroitement surveillé par un service d?ordre musclé.

Un actionnaire individuel s?est dit "choqué" de cette situation. "C?est à nous qu?on reproche les dividendes versés alors que c?est le fruit de notre épargne", s?est-il ému. Il s?est aussi étonné des conditions de départ accordées à Jean-François Dehecq, président-fondateur du groupe qui en est parti il y a un an avec vingt mois de salaires d?indemnité en sus de sa retraite, alors que dans le même temps, les salariés déplorent la politique sociale de "rigueur" du laboratoire.

Dans un tract distribué à l?entrée de l?assemblée et ? fait rare - signé d?elle seule, la CGT a souligné, outre 1.700 suppressions de postes (CDI et CDD) en France l?an dernier, les montant des retraites chapeau d?anciens dirigeants et administrateurs (MM. Landeau, Dormann et Fourtou) pour un montant total de 4,2 millions d?euros.

"Sauf événement majeur, nous espérons maintenir le niveau d?emploi stable en France dans les trois prochaines années, alors que la perte de chiffre d?affaires sera très importante. 70% de ce que nous produisons en France est exporté, donc plus nous vendons à l?extérieur, plus nous pouvons produire dans l?hexagone", a répondu Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi.

En dépit de la réduction des stock-options distribuées aux dirigeants, qui vont passer cette année de 2,5% à 1% du capital, la hausse des jetons de présence de 1,2 à 1,5 million d?euros a aussi été critiquée. Ils n?avaient pas été augmentés depuis 2005, a justifié Serge Weinberg, président du conseil d?administration de Sanofi.

Pour 2011 et 2012, le dividende sera au moins maintenu, voire augmenté, malgré le recul attendu du bénéfice net durant ces deux exercices, ont par ailleurs indiqué les dirigeants.

Le laboratoire a aussi mis l?accent sur la sécurité de ses produits et sur la pharmacovigilance, après l?éclatement du scandale Mediator. "Du haut en bas de l?entreprise, nous avons une éthique, une volonté de transparence et des procédures qui nous permettent de penser que nous ne nous trouverons jamais dans une telle situation", a assuré Serge Weinberg.

Toutes les résolutions soumises au vote ont été adoptées, notamment celle visant à écourter en "Sanofi" le nom du laboratoire, pour "refléter une dénomination d?usage" et "développer la notoriété du groupe". "Cette simplification ne touche pas à l?identité des marques, elle n?a donc pas de coût spécifique", ont précisé les dirigeants. La modification du nom s?accompagne en revanche d?un nouveau logo bleu, vert et jaune sur lesquels les dirigeants n?ont donné que peu de détail aux actionnaires pourtant curieux.

Deux nouvelles administratrices, Carole Piwnica et Suet-Fern Lee, ont été nommées, portant à 20% le nombre de femmes au sein du conseil d'administration.

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Commentaire 1
à écrit le 07/05/2011 à 7:49
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Toutes ce entreprises sont dirigées comme les monarchies du Proche Orient !

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