Chine : le laboratoire GSK écope d'une amende de 380 millions d'euros pour corruption

Les autorités chinoises avaient annoncé en juillet 2013 avoir ouvert une enquête contre GSK, accusant le laboratoire britannique d'avoir mis en place un vaste système de corruption destiné à muscler son chiffre d'affaires.
Dans un communiqué, GSK a affirmé qu'il restait engagé envers la Chine et se fait fort de devenir un modèle de réforme de l'industrie pharmaceutique en Chine.
Dans un communiqué, GSK a affirmé qu'il restait engagé envers la Chine et se fait fort de devenir un "modèle de réforme de l'industrie pharmaceutique en Chine". (Crédits : reuters.com)

La Chine a infligé à GlaxoSmithKline (GSK) une amende sans précédent par son montant de trois milliards de yuans (380 millions d'euros) pour corruption active, ont annoncé vendredi 19 septembre l'agence Chine nouvelle et le géant pharmaceutique britannique.

Un tribunal de Changsha, province de Hunan, a aussi condamné Mark Reilly, ex-patron de GSK en Chine, et d'autres responsables du laboratoire britannique à des peines d'emprisonnement variant de deux à quatre ans, ajoute l'agence. Selon une source au fait du dossier, Reilly sera expulsé de Chine et n'accomplira donc pas sa peine sur place.

Pots-de-vin via des agences de voyages

Les autorités chinoises avaient annoncé en juillet 2013 avoir ouvert une enquête contre GSK, accusant le laboratoire britannique d'avoir mis en place un vaste système de corruption destiné à muscler son chiffre d'affaires. Selon la justice, le laboratoire avait fait transiter jusqu'à trois milliards de yuans (380 millions d'euros) par des agences de voyages pour faciliter l'octroi de pots-de-vin à des médecins et des fonctionnaires.

        Lire Un ancien dirigeant du laboratoire GSk arrêté pour corruption

GSK va devenir "un modèle de réforme"

Dans un communiqué, GSK, qui fait également l'objet d'investigations aux États-Unis et en Grande-Bretagne, a affirmé qu'il restait engagé envers la Chine et s'est engagé et ambitionne de devenir un "modèle de réforme de l'industrie pharmaceutique en Chine".

Le groupe pharmaceutique compte ainsi investir dans la recherche scientifique en Chine et améliorer l'accès aux soins dans tout le pays en développant sa production et en adoptant une politique de tarification souple, poursuit-il.

L'action GSK gagnait 1% vendredi matin à la Bourse de Londres malgré cette nouvelle. Le marché s'attendait à une amende et pense qu'un groupe dont la capitalisation atteint 113 milliards de dollars n'aura pas de mal à l'absorber.

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Commentaires 4
à écrit le 24/09/2014 à 17:45
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Les brits exportent leur corruption en Chine mais chez eux ils la cachent. Cherchez l'erreur.

à écrit le 19/09/2014 à 18:15
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J’aime beaucoup de pied-de-nez de GSK à l’encontre du gouvernent chinois et de ses concurrents locaux ; nous allons devenir un "modèle de réforme de l'industrie pharmaceutique en Chine ». Pour comprendre cette phrase, il faut bien avoir à l’esprit ...

le 24/09/2014 à 17:49
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Contrairement à bien d'autres pays, la Chine se méfie des groupes étrangers car ils s'avèrent presque toujours être des "chevaux de Troie" pour saboter leur économie, pour espionner, et faire des magouilles quîls ne font pas chez eux. Les Chinois ont...

à écrit le 19/09/2014 à 15:35
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Ces hypocrites anglais corrupteurs font la leçons de moral au monde entier contre la corruption comme les pompiers pyromans qui crient au feu!!!!

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