Elles ont atteint un niveau record. En 2014, les opérations de fusions-acquisitions dans le secteur de la pharmacie ont totalisé plus de 200 milliards de dollars (presque 171 milliards d'euros), révèle mercredi 14 janvier une étude annuelle du cabinet EY (ex-Ernst and Young).
Le marché a été dominé par les laboratoires spécialisés, qui ont investi plus de 130 milliards de dollars (111 milliards d'euros) dans ces opérations, précise EY. Les grands groupes -les "Big Pharma"-, dont les investissements se chiffrent à près de 80 milliards de dollars, ont en revanche surtout rationalisé leur portefeuille, observe la 3ème édition de cette enquête mondiale. L'an dernier, les grands laboratoires ont en effet été nombreux à céder des actifs non stratégiques et viser des activités plus ciblées, ce qui leur a donné des moyens pour acquérir des cibles attractives, note l'étude.
Selon EY, la tendance à la hausse des transactions devrait se confirmer. Marc-André Audisio, responsable du secteur Sciences du Vivant chez EY France, cité dans un communiqué, anticipe:
À lire également
Pour l'analyste, "le défi sera de taille, notamment pour certains grands laboratoires" qui doivent "réaliser des acquisitions pour répondre aux attentes de croissance du marché". Il souligne néanmoins qu'il n'y a "pas assez de cibles disponibles pour contrebalancer l'insuffisance des recettes". La valeur des cibles potentielles a en effet fortement augmenté (+164%) entre 2011 et 2014 selon EY, ce qui place la plupart d'entre elles hors de portée de certains grands laboratoires.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie