Approvisionnement de l'Ozempic : retour à la normale, mais les dérives persistent
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Tom Little
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Après plus d'un an de tensions majeures, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé la remise à disposition normale de l'antidiabétique Ozempic en France depuis début mai 2025. Cette décision marque la fin d'une période de pénurie qui a mis en difficulté de nombreux patients diabétiques, sur fond d'explosion de la demande mondiale et de détournement du médicament à des fins amaigrissantes.
Fin 2023, face à une demande mondiale inédite, l'ANSM avait recommandé de ne plus initier de nouveaux traitements avec Ozempic et d'autres analogues du GLP-1, afin de préserver les stocks pour les patients déjà sous traitement. Cette mesure d'urgence visait à limiter l'impact des tensions d'approvisionnement, aggravées par l'engouement massif pour les propriétés amaigrissantes du médicament, largement relayées sur les réseaux sociaux.
La popularité d'Ozempic sur TikTok, Instagram et d'autres plateformes a été un facteur clé de la pénurie. De nombreux influenceurs et anonymes y ont vanté ses effets spectaculaires sur la perte de poids, détournant un médicament réservé aux diabétiques vers une utilisation « coupe-faim » non autorisée. Ce phénomène a provoqué une explosion des ventes et des ruptures de stocks, non seulement en France, mais aussi à l'international.
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Selon l'ANSM, environ 1 % des bénéficiaires d'Ozempic en France entre octobre 2021 et septembre 2022 n'étaient pas diabétiques, soit plus de 2 000 patients concernés par un usage hors indication. Si ce chiffre peut sembler limité, il a suffi à accentuer les tensions d'approvisionnement, au détriment des patients diabétiques pour qui le médicament est vital.
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