Le médicament anti-obésité de Novo Nordisk encore fourni à titre gracieux jusqu'à fin 2025
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Utilisé dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité, Wegovy repose sur une injection hebdomadaire avec un dosage progressif.
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Utilisé dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité, Wegovy repose sur une injection hebdomadaire avec un dosage progressif.
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Les 3.000 patients ayant recours à titre gracieux au médicament anti-obésité Wegovy continueront d'y avoir accès dans les mêmes conditions « jusqu'au 31 décembre 2025 au plus tard ». C'est ce que le laboratoire danois Novo Nordisk, qui le commercialise, et le ministère français de la Santé ont annoncé ce lundi par communiqué.
Pour rappel, Wegovy a été autorisé par l'agence européenne du médicament début 2022 pour la gestion de l'obésité chez les adultes et depuis 2023 pour les adolescents de plus de 12 ans. Mais il a fallu attendre octobre 2024 pour qu'il soit commercialisé en France. 3.000 patients français y ont eu toutefois accès avant sa mise sur le marché grâce au dispositif d'accès précoce créé en juillet 2022, qui permet d'octroyer des dérogations.
S'il est donc, depuis quelques mois, en vente dans l'Hexagone, Wegovy n'est en revanche pas remboursé et son prix est fixé librement. Une situation que Novo Nordisk espère voir changer. « À la suite de la réévaluation scientifique du médicament par la Haute Autorité de santé (HAS) en décembre 2024, le laboratoire souhaite désormais ouvrir de nouvelles négociations tarifaires avec le CEPS (comité économique des produits de santé, NDLR) dans l'objectif d'une inscription au remboursement », détaille le ministère de la Santé dans son communiqué. Le laboratoire, champion mondial de l'insuline, a confirmé dans un message à l'AFP poursuivre « les discussions » en ce sens, « afin de permettre un accès plus large à Wegovy pour apporter une solution à un plus grand nombre de patients ».
La HAS a conclu début décembre à un avis positif au remboursement, mais uniquement auprès d'adultes et à certaines conditions. À savoir une obésité « marquée » - un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 35 - et seulement après qu'un changement de régime alimentaire n'a pas suffi à lui seul à engendrer une perte de poids. La décision finale d'inscription au remboursement reviendra aux ministres chargés de la Santé et de la Sécurité Sociale et sera publiée au Journal officiel.
La HAS a en tout cas reconnu que le Wegovy rend un service médical « important ». Ce qui devrait lui assurer un remboursement à hauteur de 65 % par la Sécurité sociale. Au total, entre 1 et 2,1 millions de patients pourraient être concernés par le remboursement de ce médicament sur le territoire national, estime l'autorité de santé.
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Utilisé dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité, Wegovy repose sur une injection hebdomadaire avec un dosage progressif. La HAS considère que ce traitement ne doit être prescrit « qu'après avis d'un spécialiste dans la prise en charge de l'obésité ». Et qu'il doit être suivi en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique.
Ses résultats suscitent en tout cas l'enthousiasme puisque la perte de poids est, selon la HAS, aux alentours de 17 %. Reste que son utilisation n'est pas sans conséquence pour les patients puisqu'elle s'accompagne d'effets indésirables comme des nausées, des diarrhées ou encore des vomissements.
Et ce n'est pas le seul médicament « coupe-faim » sur le marché. Le Wegovy fait en effet partie des analogues du GLP-1 (aGLP-1), une classe de médicaments qui mime une hormone intestinale, stimule la sécrétion d'insuline et procure une sensation de satiété. La folie pour ces produits a commencé aux États-Unis où les stars ont vanté les effets spectaculaires sur la perte de poids de l'Ozempic, commercialisé aussi par Novo Nordisk. Or, ce dernier était à l'origine destiné aux personnes diabétiques. Face à l'engouement, le laboratoire danois a donc développé un produit avec une dose plus élevée de sémaglutide, le Wegovy, à destination cette fois spécifiquement des personnes obèses. Le phénomène est en tout cas tel que l'Ozempic est aujourd'hui le deuxième médicament le plus vendu au monde en valeur, derrière un anti-cancéreux.
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L'entreprise scandinave n'est toutefois pas la seule à vouloir profiter de ce filon. Le laboratoire américain Eli Lilly commercialise aussi ses propres références, le Mounjaro pour le diabète et le Zepbound pour l'obésité. Et le marché est immense puisque l'obésité touche désormais plus d'un milliard de personnes dans le monde, selon une étude publiée l'année dernière dans la revue médicale britannique The Lancet.
(Avec AFP)
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