Comment rebâtir de toute urgence une industrie nationale de la santé

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La France est tributaire de l'étranger pour les équipements de santé, notamment les respirateurs dont le nombre a fait défaut pendant le pic de la crise du COVID-19 fin mars dernier.
La France est tributaire de l'étranger pour les équipements de santé, notamment les respirateurs dont le nombre a fait défaut pendant le pic de la crise du COVID-19 fin mars dernier. (Crédits : Benoit Tessier)
Le système sanitaire dont la France était si fière s'est révélé peu préparé et mal organisé. L'enjeu est de relancer nos capacités de production pour faire face aux prochaines catastrophes. Les annonces faites lors du Ségur de la santé seront-elles suffisantes ?

Quelle est réellement l'efficacité sanitaire de la France ? Hier encore les Français se vantaient d'avoir le meilleur système de santé au monde. Désormais, ils doutent et s'inquiètent. Aux pénuries de médicaments, de masques et autres équipements de protection sont venus s'ajouter les craintes des hospitaliers sur la réduction des capacités de leurs établissements. Ni le Haut Conseil de la santé publique ni Santé publique France n'ont alerté suffisamment tôt sur les risques de pandémie alors que notre pays n'était pas prêt à y faire face.

Dès l'apparition des premiers clusters, le manque de tests n'a pas permis de lutter contre les chaînes de contamination tandis que les services de réanimation menaçaient de se retrouver saturés, faute de lits et de respirateurs en nombre suffisant.

Pire, pendant le confinement, ordres et contrordres - comme sur l'utilité du masque - se sont multipliés, tout comme les révélations sur les bugs provoqués par la gestion bureaucratique de la santé publique et la fragilisation, voire le démantèlement, de notre industrie médicale, « déconfinée » en Chine. Dès lors, comment rendre à la France son indépendance industrielle et la doter des capacités pour lui permettre d'affronter de nouvelles catastrophes sanitaires qui, de l'avis des experts, ne manqueront pas de survenir ?

Le coût de la main-d'œuvre pèse lourdement

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Commentaires
a écrit le 12/07/2020 à 8:42 :
il n'y a pas que la santé comme industrie a réinstaller en France
il y a aussi les meubles l'automobile
les transport qui a ruiné l'infrastructure ferroviaire
pour polluer avec des cars et des camions
des demeuré de technocrate
pour quelle raison ne peut on pas ressuscité nos marques de prestige.
a cause d'idiot qui surtaxe tous ce que l'on produit
au lieu de protéger nos industries
est il plus snob de ce déplacer avec un produits d'outre rhin
c'est cela la bêtise privilégier les produits hors france
si toyota peut produire des petites voitures en France et faire des bénéfices
tous peuvent faire de même
a écrit le 10/07/2020 à 10:57 :
La moyenne hebdomadaire de travail pour un salariè du privé est de 39h contre 32h pour les fonctionnaires qui permettent pour certains de cumuler un deuxième travail ou font de l'intérim c'est le cas des agents, y compris des médecins qui consulte en privé après leur service public des CHU ou enseignants du public > souvent au noir pour ces derniers, des retraités à 50 ans ex-cheminots de la sncf qui vont conduire à l'étranger ou entreprise ferroviaire privé. De plus les fonctionnaires bénéficient de rémunération plus élevés que le privé hors cadre supérieur. Je pose une question : faudra-t-il une deuxième révolution française pour mettre fin à cette minorité que sont les fonctionnaires, députés, sénateurs, président des régions mettre fin à leur avantage et privilèges de nantis non justifiés alors que la majorité de la population s'appauvrie de jour en jour. Cette politique de seigneurie et de vassaux a assez duré mais comme disait un lecteur de la Tribune avec un premier ministre Castex énarque haut fonctionnaire de la République bananière est toujours en marche.
Réponse de le 11/07/2020 à 8:58 :
"La moyenne hebdomadaire de travail pour un salariè du privé est de 39h"

En France, la durée légale hebdomadaire s'élève à 35 heures. Les heures travaillées au-delà de ce seuil sont considérées comme des heures supplémentaires, qui doivent être compensées par une rémunération majorée ou par des jours de RTT.
a écrit le 10/07/2020 à 4:51 :
C'est pas tres complique. Que toutes ces tetes creuses et degarnies de cheveux viennent voir ce qui se pratique en Asie.
Accueil avec le sourire, extreme proprete, mesures prophylaxiques permanentes, pas de file d'attente inutiles, prise de conscience des populations de la prevention.
Certes les soins coutent, mais au moins on en a pour son argent.
a écrit le 10/07/2020 à 0:51 :
Je comprends pas pk.Par example Air Liquide fabrique des respirateurs pulmonaires.
a écrit le 09/07/2020 à 23:53 :
Oui mais nous avons quand même les TGV médicalisés que le monde entier nous envie et qui nous ont permis de faire face à cette épidémie. C'est ça le génie francais
a écrit le 09/07/2020 à 20:12 :
C'est vrai que les Français ont pris une douche froide, en voyant la difficulté avec laquelle les hôpitaux français se sont organisés pour faire face à un surcroît de travail. Pourtant tout le monde a mis du sien pour les aider, les personnels de santé du privé qui sont venus leur prêter main forte, des retraités..., les Français sont restés chez eux pour leur éviter plus de travail et qui ont fait une croix sur leurs soins pendant le confinement... Malgré tout, ces fonctionnaires de santé vous expliquent, qu'alors que le déconfinement a commencé depuis déjà près de deux mois, ils sont encore complètement épuisés et la perspective d'avoir à nouveau du travail à la rentrée si le virus s'avère saisonnier, leur plombe leur été ! A croire qu'alors que les services "covid" sont désertés, ils n'ont pas pensé à récupérer leurs heures supplémentaires pour être en forme pour une éventuelle seconde vague. Les gens désorganisés sont toujours débordés en toutes circonstances.
a écrit le 09/07/2020 à 18:20 :
Le problème est toujours le même et cela dure depuis belle lurette : les fonctionnaires veulent en faire le moins possible pas d'objectifs de rentabilité d'évaluation. Être super bien payé avec le maximum de congé. Quand on voie l'écart entre le privé qui se lève tôt très productif pour des bas salaires et les fonctionnaires club med c'est sur il y a deux France.
Réponse de le 09/07/2020 à 19:14 :
@ le problème
Les fonctionnaires sont là pour "fonctionner".
C'est aux politiques de leur donner des directives pour fonctionner et contrôler que le travail est bien fait.
La responsabilité est du côté des politiques qui ne savent plus prendre des responsabilités et la faute en incombe aux " communicants", des conseilleurs qui ne sont les payeurs...mais qui se font grassement payer pour un seul objectif, la réélection de leur commanditaire.
On atteint donc des sommets dans la langue de bois, le "godillotage", l'ouverture de parapluie, la corruption, la malversation, les calculs, les petits arrangements entre amis etc...
Cependant, c'est bien fait pour notre "cul", nous avons les politiques que nous méritons, vu que globalement nous nous desinterressons de la politique.
Je souhaite un sursaut démocratique profond par la grâce du Covid19, qui, par les difficultés économiques fera (comme le disait Aimé Jacquet) se sortir "les doigts du cul" de toute une série
de suceurs de moelle, d'incompétents qu'on ne trouve pas seulement chez les fonctionnaires.
Réponse de le 09/07/2020 à 20:00 :
Vous connaissez la loi de Pareto je suppose. Elle s'applique également chez les fonctionnaires.
Par ailleurs, ce ne sont pas les fonctionnaires, uniquement, qui élisent des médiocre, veules et corrompus à la finance mondialisée au point de détruire le pacte et l'équilibre sociaux d'une nation, de confisquer la démocratie et de brader les richesses du pays.
Réponse de le 10/07/2020 à 10:52 :
Le problème... c'est que nous avons des "politiques" détachés de l'Administration qui regagnent, sans risque, leur corps d'origine quand ils ne sont pas élu... c'est de l'entre soi et cumul de retraite!
Réponse de le 10/07/2020 à 11:11 :
tout à fait d'accord avec Le problème
a écrit le 09/07/2020 à 16:59 :
Éradiquer la cupidité comme principe de fonctionnement d'abord et avant tout permettant ainsi d'aménager un espace sain pour une gestion de la santé nationale efficace et prospère.

Enjeu stratégique et amour de l'argent étant par principe opposés il faut savoir ce que l'on veut, des citoyens français en bonne santé ou bien des paradis fiscaux pleins à en dégueuler.
a écrit le 09/07/2020 à 16:32 :
Tout dépend, si l'on reste sous administration de Bruxelles tout sera plus difficile! Autorisation et dérogation seront en permanence demandé! Pour avoir un "avantage" d'un coté il faudra céder d'un autre! Une "urgence" qui coûtera cher a la France!
Réponse de le 09/07/2020 à 17:12 :
Dans l'UE est la sacro-sainte libre concurrence (lire concurrence sauvage pour le profit de quelqu'uns), point de stratégie nationale

Il serait temps de poser le sujet surt la table, le reste n'est que communication et enfummage

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