En Chine, la correction d'ADN sur embryons comme solution aux maladies génétiques ?

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La Chine mise beaucoup sur les recherches scientifiques autour de CRISPR-Cas 9, dans le cancer également. Le pays avait expérimenté cette technique de correction d'ADN à Canton, sur des embryons humains, à deux reprises en 2015, rapportait la revue scientifique Nature.
La Chine mise beaucoup sur les recherches scientifiques autour de CRISPR-Cas 9, dans le cancer également. Le pays avait expérimenté cette technique de correction d'ADN à Canton, sur des embryons humains, à deux reprises en 2015, rapportait la revue scientifique Nature. (Crédits : Décideurs en région)
Des chercheurs de l'Université de médecine de Canton ont utilisé la méthode CRISPR-Cas9 sur plusieurs embryons pour corriger des mutations à l'origine de deux anémies.

La Chine accélère dans la course à l'exploitation de la technologie CRISPR-Cas9, une méthode d'édition du génome. Selon un article publié le 1er mars dans la revue Molecular Genetics and Genomicsdes chercheurs de l'Université de médecine de Canton ont injecté une protéine avec la méthode CRISPR-Cas9 dans plusieurs embryons, et ce, afin de s'attaquer à deux mutations à l'origine de deux anémies, le favisme et le thalassémie bêta, comme le rapporte Le Figaro.

Pour rappel, la méthode CRIPSPR-Cas9 consiste à couper une partie de l'ADN et remplacer le ou les gènes qui font défaut par un autre gène, ou bien à les modifier.

CRIPSR-Cas9 a permis de corriger la mutation G6PD pour le favisme, et la mutation HBB pour l'autre maladie génétique au sein de ces embryons au stade de zygote (la cellule vivante, non divisée, résultant d'une fécondation). Ils ont été supprimés deux jours après l'expérience.

Question éthique

À noter que les résultats se sont avérés mitigés. Pour le favisme, une partie des cellules d'un  embryon sur quatre ont été corrigées. Pour la seconde pathologie, le ratio est d'un sur deux, précise le journal.

Par ailleurs, si le comité d'éthique local ah hoc a validé ce projet, comme le rappelle le quotidien, il défie la convention d'Oviedo, ratifiée par 29 pays et le Conseil de l'Europe. Celle-ci "interdit la constitution d'embryons humains aux fins de recherche, et, dans les pays où la recherche sur les embryons in vitro est admise par la loi, celle-ci doit assurer une protection adéquate de l'embryon."

Une stratégie thérapeutique largement explorée en Chine

La Chine mise beaucoup sur les recherches scientifiques autour de CRISPR-Cas9, dans le cancer également. Le pays avait expérimenté cette technique de correction d'ADN à Canton, sur des embryons humains, à deux reprises en 2015, rapportait la revue scientifique Nature.

En octobre 2016, l'équipe du scientifique chinois Lu You de l'université du Sichuan a utilisé cette technique sur un être humain pour tenter de guérir son cancer du poumon.

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Commentaires
a écrit le 25/03/2017 à 8:02 :
.... et comme d'habitude dans ce domaine la France a la traine dans ce domaine en raison de blocages frileux et de critères moraux moyennageux !
Réponse de le 25/03/2017 à 13:25 :
y a pas eu besoin de critères moraux pour te transformer en haricot rouge :-)
Réponse de le 26/03/2017 à 3:09 :
Suite @ Harry Covert: et quand on sait que la Chine exécute des gens uniquement pour les revendre en pièces détachées à des maladies riches, on sait que l'on peut compter sur eux en matière d'humanisme et de pratiques non moyennageuses :-)
a écrit le 24/03/2017 à 21:18 :
Si on rentre dans la manipulation génétique, c'est la fin du petit peuple et le début de la guerre des riches :-)

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