Franchises médicales : le gouvernement cherche une alternative pour financer la Sécu

Nicolas Prissette
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Dans une pharmacie parisienne.
© Romain Longieras/Hans Lucas

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Un demi-tour délicat... Le gouvernement avait prévu cet été d'augmenter les franchises médicales pour combler le « trou » de la Sécu. Mais il a changé d'avis. L'exécutif cherche une alternative, plus acceptable aux yeux de l'opinion et moins galvanisante pour les oppositions... sans donner l'image d'une volte-face. Présentées comme une piste majeure d'économies pour les caisses de l'Assurance maladie, dont le budget 2024 est examiné cette semaine à l'Assemblée nationale, les franchises seraient ainsi abandonnées. « La décision est prise à 90 % », glisse un proche du dossier.
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Que s'est-il passé ? En août, Thomas Cazenave, ministre délégué aux Comptes publics, expose à la presse un projet en apparence peu douloureux. La franchise (une somme déduite des remboursements de la Sécurité sociale) sur les médicaments, en vigueur depuis 2008, doit passer de 50 centimes à 1 euro par boîte. Le forfait sur la consultation médicale, mis en place en 2005, de 1 euro à 2 euros. Des montants modiques à l'échelle d'un patient mais importants pour l'Assurance maladie, quand on les additionne : ce sont 800 millions d'euros de moins à rembourser. Les femmes enceintes, les moins de 18 ans, les foyers modestes et les allocataires de l'AME restent épargnés. Et le total toujours limité à 50 euros par an et par patient, pour éviter une surcharge financière trop élevée. Élisabeth Borne confirme fin août ce qu'elle appelle « une piste » d'économies.
Nicolas Prissette
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