Pénurie de main d’œuvre : l’industrie de la santé tire la sonnette d’alarme
Amandine Ibled
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« Nos usines sont modernes, innovantes, et propres contrairement à l'image qu'on peut avoir de l'industrie en général. Il faut rafraîchir l'image de notre activité », défend Myriam Boczek-Vernusse, responsable des ressources humaines chez Astrea Pharma, un sous-traitant du laboratoire américain Abbott, spécialisé dans la production et le conditionnement de comprimés, situé à Fontaine-lès-Dijon (21). Et pour cause, la réglementation dans le secteur de la santé est plus exigeante en termes de normes de sécurité et d'hygiène. C'est aussi une qualité que les salariés doivent avoir pour travailler dans ce secteur. « Un technicien de maintenance automobile aura plus du mal à travailler dans la santé de par la lourdeur de notre système. Il y a une rigueur nécessaire qui n'est pas aussi poussée que dans l'automobile. C'est aussi pour cela que nous avons du mal à garder nos techniciens », fait valoir Myriam Boczek-Vernusse. Celle-ci se réjouit toutefois de la multiplication des formations sur Dijon avec des écoles d'ingénieurs qui s'installent, telles que l'ESEO, l'ESIREM, ou le SESI, qui proposent des options dans la santé. « Il y a quelques années, les jeunes de l'Esirem s'orientaient tous vers l'aéronautique ou la recherche. Aujourd'hui, certains découvrent qu'il est aussi possible de s'épanouir et de faire carrière dans la santé avec les métiers de l'informatique et notamment l'intelligence artificielle. » De plus en plus de passerelles sont créées pour proposer une double compétence : ingénieur et santé.
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