Sanofi garde finalement son activité de sous-traitance chimie

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Grand soulagement des salariés des deux usines françaises concernées. Le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé vendredi 5 mai avoir décidé de conserver son activité de sous-traitance de principes actifs chimiques, écartant ainsi les autres options d'une cession ou d'une coentreprise.
Cette décision a été prise "compte tenu de l'amélioration des résultats observée récemment" de cette activité et de ses "perspectives prometteuses" de développement, selon une déclaration du groupe transmise à l'AFP.
Sanofi avait décidé à l'automne dernier de scinder en deux entités son activité chimie, l'une pour ses propres besoins et l'autre dédiée à la sous-traitance. Cette seconde entité, créée depuis le 1er janvier, regroupe trois usines du groupe à Elbeuf (Seine-Maritime), Vertolaye (Puy-de-Dôme) et Ujpest, en Hongrie. Soit 1.600 salariés, dont environ 1.100 répartis sur les deux sites français.
Sanofi avait indiqué examiner trois options concernant cette activité pour tiers : son maintien au sein du groupe, une cession ou une co-entreprise, et prévoyait de trancher d'ici la fin de l'année.
Les syndicats de Sanofi France ont salué vendredi l'abandon du projet de cession, qui les inquiétaient le plus. La CFDT Chimie s'est réjouie dans un communiqué de ce "choix de raison" de maintenir en interne "les compétences qui ont contribué et qui continuent à participer au développement de Sanofi".
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"On est très content de cette décision", a déclaré à l'AFP Thierry Bodin, responsable CGT chez Sanofi. "Mais on veut encore avoir confirmation que c'est définitif, que ce n'est pas que pour quelques mois", a-t-il tempéré.
(Avec AFP)
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