Un centre de recherche américain va lancer le premier essai clinique de phase II pour développer un vaccin contre ce virus, qui serait responsable de maladies neurologiques sévères et de microcéphalies congénitales chez le fœtus de mères infectées. Si une douzaine de sociétés et d'institutions planchent sur une solution thérapeutique, il y a peu de chance de voir un vaccin arriver sur le marché avant 2020.
Lors de cette phase clinique, des scientifiques de l'institution vont essayer de déterminer la dose nécessaire pour stimuler la réponse immunitaire des patients et confirmer l'innocuité du produit. Au moins 2.490 hommes et femmes (aucune femme enceinte n'est intégrée à l'essai clinique) âgés de 15 à 35 ans participent à cet essai qui devrait coûter autour de 100 millions de dollars.
L'essai clinique est mené dans onze sites (aux Etats-Unis, à Mexico, au Brésil, à Puerto Rico...). Si la phase II réussit, le NIAID visera des partenariats commerciaux pour procéder à la phase III, puis potentiellement commercialiser le produit thérapeutique. Les premiers résultats qui détermineront si le vaccin est capable de protéger du virus Zika sont attendus d'ici à la fin de l'année. Les résultats définitifs sont espérés pour 2019. Il s'agit de l'essai clinique le plus avancé, ce qui laisse penser, que, même si l'institution bénéficie d'un système de fast-track (procédure accélérée en vue d'un lancement sur le marché), les chances de voir un vaccin anti-Zika sur le marché avant 2020 sont infimes.
Une douzaine de sociétés et d'institutions développent un vaccin contre Zika
Sanofi Pasteur, l'autre Français engagé dans ce domaine thérapeutique, avait quant à lui reçu 43,2 millions de dollars de l'Autorité américaine responsable de la recherche et développement avancés (BARDA) pour le développement d'un vaccin contre le virus Zika, en vue d'une phase II. L'essai clinique n'a pas encore été lancé.
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