C'est ce qui s'appelle prendre la balle au bond. Dans la lignée des annonces de la Commission européenne autour de son plan acier, le groupe Derichebourg Environnement a voulu saisir cette occasion pour envoyer un signal au marché. L'exécutif européen compte notamment encourager l'usage de l'acier recyclé dans les marchés publics voire l'obliger dans certaines productions industrielles. Des amendes, sous forme de taxes, sont même prévues pour les industriels qui exporteraient hors d'Europe leurs déchets d'acier.
C'est dans ce nouveau contexte que le groupe familial vient d'officialiser un investissement de 45 millions d'euros sur son site de Saint-Pierre-de-Chandieu (Rhône), en région lyonnaise. Sur place, les locaux y sont neufs, la peinture y est encore fraîche et le goudron y est d'un noir irréprochable.
« Les travaux se sont terminés la semaine dernière, après deux ans de co-activité dont trois mois d'arrêt complet du site », précise Marie-Christine Carvès, la présidente de la filiale Purfer. Le cœur de cet investissement dans cette unité qui a commencé ses activités en 1969 ? Une nouvelle ligne de broyage d'acier dotée d'une puissance de 6.000 chevaux, alimentée par énergie électrique, contre 3.000 pour le précédent équipement. Signe d'une nouvelle ambition dans le secteur pour Derichebourg.