Le constat est implacable. « En dix ans, la production d'acier en Europe est passée de 7 % de la production mondiale à 4 % », regrette Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne et commissaire chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle. « Il y a des sites en voie de fermeture, il y a urgence à agir », ajoute-t-il.
En cause ? Des surcapacités chinoises, à bas coûts, qui accaparent le marché européen et nuisent aux sidérurgistes du continent, des prix de l'énergie qui ont augmenté pour ces industriels électro-intensifs et des marchés qui se ferment, notamment avec les droits de douane de 25 % pour l'acier et l'aluminium qui entre en territoire américain. Dans ce contexte, l'Europe a décidé de passer à l'offensive pour protéger son marché ouvert.
« Soit nous laissons le secteur géré par le marché et on devrait alors faire face aux surcapacités chinoises et même mondiales, face à la fermeture du marché américain, soit nous protégeons ce secteur stratégique », poursuit-il