REPORTAGE - Inaugurant la nouvelle usine de production du Slip français à Aubervilliers, l'ex-ministre de l'Économie et des Finances a érigé, ce mercredi, la réindustrialisation en combat « existentiel » pour la France et l'Europe. « L'acier et l'aluminium sont en danger de mort ! », a encore alerté Bruno Le Maire.Conseiller spécial du fabricant néerlandais d'équipements pour puces électroniques ASML depuis le 1er janvier, Bruno Le Maire ne fait officiellement plus de politique. C'était sans compter les mauvais chiffres de l'industrie française dévoilés par ici [ex-France Bleu] et L'Usine nouvelle : 107 fermetures ou annonces de fermetures ou restructurations d'usines en 2024, contre 67 ouvertures et 51 extensions de site.
Un combat « existentiel » pour la France et l'Europe
Invité vedette de l'inauguration de la nouvelle usine du Slip français à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ce mercredi, l'ex-patron de Bercy s'était pourtant « mis sur son 31». « Je porte un slip français. Ils sont de qualité, élégants et séduisants. Ma femme apprécie beaucoup », a attaqué Bruno Le Maire, suscitant les rires de la salle et mettant aussitôt le public dans sa poche.
Se définissant comme « un ancien politique qui a basculé du côté des entreprises et de l'industrie » - mais « ne dites pas à [sa] mère qu'[il] a quitté le ministère de l'Économie et des Finances » -, le quinquagénaire a érigé l'industrie en « combat existentiel pour la France et l'Europe ».
« C'est notre histoire. Nous avons été le moteur de la première Révolution industrielle. Nous devons l'être pour les semi-conducteurs, les algorithmes, les supercalculateurs jusqu'à la production de slips et de petit électroménager. Il en va de notre prospérité », a enchaîné Bruno Le Maire.