L'industrie pétrolière demande un service minimum dans les ports

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Après les grèves de l'automne dernier, et le rapport de la Cour des Comptes qui dénonce la mainmise de la CGT, l'Union française des industries pétrolières veut "rendre fiable" le port de Marseille.

La pression monte sur les ports français et en particulier sur celui de Marseille Fos, troisième port d'hydrocarbures au monde. Pour éviter que «des actions» comme la grève de l'automne 2010 qui a entraîné une sévère pénurie de carburants dans les stations-service «ne mettent le pays à genoux», l'Union française des industries pétrolières (Ufip) demande la mise en place d'un service minimum dans les ports. Les pétroliers viennent ainsi appuyer la volonté exprimée ces derniers jours par les dirigeants du port de Marseille et une large partie des acteurs économiques locaux. L'Ufip en profite pour exiger que les pouvoirs publics rendent «fiable» le port de Marseille.

Marseille ? un cauchemar...

La grogne des pétroliers contre le port phocéen ne date pas d'hier, ni de l'automne dernier. «Le port de Marseille est pour nous un cauchemar», s'exclamait vendredi Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip, en présentant le bilan 2010 de la profession. «La succession de grèves depuis 2005 a coûté plusieurs centaines de millions d'euros à l'industrie pétrolière. C'est un véritable handicap pour le raffinage français», a-t-il martelé. Les deux terminaux pétroliers de Fos et de Lavera alimentent huit raffineries (quatre sur place, une à Lyon, une en Alsace, deux en Suisse et en Allemagne) dont sept ne disposent que de cette seule voie d'approvisionnement.

Les groupes pétroliers rêvent d'une reprise en main

Candidates depuis des années à la reprise en main de ces installations -les seuls terminaux pétroliers portuaires français à ne pas être privés, les compagnies pétrolières ont cru que la réforme portuaire lancée en 2008, qui prévoit le transfert au privé d'une partie des activités des ports, le leur permettrait. Des chimistes, des distributeurs de gaz de pétrole liquéfiés et des intermédiaires logistiques pétroliers se seraient joints à eux pour reprendre les terminaux pétroliers de Marseille Fos. Las. A l'issue d'une confrontation avec la CGT en novembre 2008, le port de Marseille s'est engagé à rester majoritaire (60%) dans la nouvelle société Fluxel, qui exploitera les terminaux. Les opérateurs privés ont alors été priés d'apporter les 40% restants. Ils ne se sont pas précipités.

Le tour de table n'est toujours pas bouclé alors que le dispositif doit être validé le 25 février par le conseil de surveillance du Port de Marseille. Les pétroliers s'affichent très réticents à participer à une structure où ils resteront minoritaires, très dilués, sans aucune garantie d'évolution. Pourtant, le contrôle de ces terminaux leur semble toujours une option stratégique.


 

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Commentaires
a écrit le 07/02/2011 à 13:51 :
bonjour.
après le super reportage de m6 sur les ports(enquète exclusive) je suis effarer de voir l'agissement de cette mafia (et nantis) de dockers!!!!insupportable en cette période de crise!!!!ils sont pires que certain patron!!!!ce ne sont que de tristes sires!!!(pathétiques) !!!!!!!!!!!
a écrit le 07/02/2011 à 11:02 :
Bernard Thibault était invité sur RTL à commenter les propos tenus la veille par son homologue de la CFDT François Chérèque évoquant un système syndical «pas tout à fait démocratique» dans le secteur portuaire. «On n'a pas un monopole dans les ports», a répondu Bernard Thibault en jugeant que «cette querelle intersyndicale n'a pas grand sens». «Il y a aussi des secteurs où on interdit la CGT de présence», a-t-il ajouté.
a écrit le 07/02/2011 à 7:49 :
La CGT va terminer comme le PCF, elle est démodée, archaique, ses actions sont contestées, sa gestion..... remplie d'obscurité.. elle va finir comme le PCF.... il restera des "chefs" qui n'auront plus de base....à part les retraités de la fonction publique.. La CGT se saborde elle même
a écrit le 06/02/2011 à 8:39 :
Ce sera parfaitement la réponse du berger à la bergère. La CGT a joué avec le feu, et continue, et le feu lui donnera un retour de flamme inévitable. Ne dit-on pas 'Qui sème le vent récolte la tempête"?
a écrit le 06/02/2011 à 5:54 :
Les syndicats portuaires sont en train de se " suicider ". Quel bonheur pour les ports Italiens et ceux de la Mer du Nord qui augmentent leur activité dans la même proportion que Marseille ou le Havre perde la leur. Demain ces CGTistes seront chômeurs et les entreprises tributaires directement ou non de l'activité portuaire mortes ou délocalisées. Vive la bêtise syndicale ... pauvre France!
a écrit le 05/02/2011 à 18:04 :
pour éviter toutes les greves...il faut laisser gérer l état et les entreprises publiques..par la CGT... et SUD ....
a écrit le 05/02/2011 à 16:51 :
Pendant ce temps, une grève passe inaperçue. Les marins CGT de la SNCM (compagnie maritime qui relie Marseille à la Corse) sont en grève depuis lundi. Leur méthode n'est pas bonne, mais le fond mérite débat. Leur compagnie est pointée du doigt, depuis des années, alors que ses concurrents font ce qu'ils veulent. Cette grève est un danger pour la SNCM. Pendant ce temps, son principale concurrent navigue à perte depuis des dizaines d'années. Il attire des passagers, notamment, par une politique de dumping (ce qui est interdit). Sur l'année, il transporte du monde, mais ses coefficients de remplissage de navires sont très très bas: Plus de six millions de places proposées pour moins de trois millions de personnes transportées (source: Office Régional des Transports de la Corse). Ce qui veut dire qu'il ne dégage pas de bénéfices, depuis très longtemps. Comment cela est il possible. Pourtant ce même concurrent est aussi subventionné. Si la CGT n'existait pas, il faut croire qu'il l'inventerait. Vous pouvez quand même rappeler ici, qu'une enquête de l'inspection des finances est en cours, pour vérifier pourquoi certaines compagnies affichent un grand nombre de passagers et ne reversent pas une partie des taxes des transports à l'assemblée de Corse. Espéreront que l'Inspection des Finances aura les coudées franches pour voir que celui qui touche le plus d'argent, est celui qui en cache le plus.
a écrit le 05/02/2011 à 11:18 :
Les syndicats français ne comprendront ils pas que le temps n'est plus à la lutte des classes ! Ne peuvent ils admettre que les employés français sont maintenant en concurrence avec les autres employés européens !!
Donc soit ces personnes s'adaptent et la mort dans l'âme abandonne leur lutte pour conserver un travaille!! Soit c'est le chômage pour de longue année !
a écrit le 05/02/2011 à 11:15 :
Puisque les personnels des ports de souhaite pas travailler !
Alors que l'on n'utilise plus les ports français !
a écrit le 05/02/2011 à 11:05 :
Non, pas de service minimum !
Que les groupes pétroliers passent par d'autre port !
Les italiens, les ports espagnols, Anvers, etc....
Bref ou ils veulent sauf les ports français !
a écrit le 05/02/2011 à 10:15 :
On a déjà des exemples en Europe où des syndicats ont provoqués la FERMETURE de port avec licenciements.... et qui conscients de leur stupidité, on repris les choses en main et oublié le combat assassin pour pratiquer le combat sur la compétitivité et la loyauté.. avec le succès que l'on connait !!.. En France, certains syndicats sont encore à l'age des cavernes !!!
a écrit le 05/02/2011 à 9:51 :
Pendant les grèves on à requisitionné les employés des raffineries,soit on interdit les grèves des terminaux pétrolier,soit on réquisitionne.il est inadmissible qu'une poignée de grévistes puisse bloquer tout un secteur.

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