Petroplus veut un entretien en urgence avec le ministère de l'Industrie, qui botte en touche
latribune.fr (avec agences)
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Le ministère de l'Industrie ne comprend pas la requête de l'intersyndicale de la raffinerie de Petroplus, qui a demandé à être reçue "en urgence", estimant que des "obstacles sérieux" subsistent pour une reprise du site par un autre industriel. "Il est urgent qu'un rendez-vous soit pris entre nous, l'équipe du Ministre de l'Industrie, voire celle de la Présidence, afin que des réponses soient données à nos différentes interrogations", écrit l'interdyndicale dans un communiqué.
L'intersyndicale regrette que plusieurs rendez-vous prévus au ministère de l'Industrie aient été reportés. Et s'interroge sur la "dette environnementale du site. "Qui prend en charge la dépollution liée à l'exploitation antérieure ?", se demande-t-elle, rappelant qu'en cas de fermeture ce coût serait "à la charge de la collectivité". Autres sujets de préoccupation : la "dette sociale" laissée par Petroplus et "les possibilités d'aides à la relance industrielle" en cas de reprise.
Eric Besson s'étonne
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De son côté, le ministère de l'Industrie a fait part de son incompréhension, rappelant qu'une réunion était déjà prévue le 25 avril. "L'intersyndicale de Petroplus a été reçue 10 fois au cabinet du ministre chargé de l'Industrie (Eric Besson) au cours des 3 derniers mois. La dernière rencontre dans les bureaux des avocats de l'administrateur judiciaire remonte à vendredi dernier et a permis aux deux parties de signer la transaction accordant 83 millions d'euros aux salariés", a indiqué le ministère dans une déclaration.
La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne emploie 550 salariés, et a été placée fin janvier en redressement judiciaire pour six mois, à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse.
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