Transition énergétique : huit mois pour débattre

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La ministre de l'énergie Delphine Batho a dévoilé lors du conseil des ministres de ce mercredi les grandes étapes du futur débat national sur la transition énergétique.

Delphine Batho a levé le voile ce mercredi sur l'organisation du débat national sur la transition énergétique qui s'ouvrira en novembre pour déboucher sur une loi de programmation en juin 2013. Ce débat doit définir comment la France mettra en oeuvre l'engagement de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 à 50% à l'horizon 2025.

Trois phases d'ici juin 2013

Selon le compte-rendu du conseil des ministres publié par l'Elysée, le débat national se déroulera en trois étapes, en commençant par une "phase d'information" de novembre à décembre 2012. Cette entrée en matière sera suivie d'une "phase de participation du grand public de janvier à avril 2013". Elle se déroulera "au plus près des citoyens", "avec l'appui d'un site internet dédié". Les régions pourront organiser parallèlement des "conférences régionales de l'énergie" pour partager les "initiatives territoriales".

Enfin, une phase "de synthèse et d'élaboration de recommandations" interviendra en mai 2013, et le tout débouchera "sur un projet de loi de programmation en juin 2013". En matière de pilotage, outre un "comité national d'organisation", le gouvernement prévoit une "commission nationale", un "comité d'experts scientifiques" et un "comité citoyen".

Les six collèges de la conférence environnementales

La "commission nationale" sera calquée sur l'organisation de la conférence environnementale, avec 6 collèges représentant l'État, les collectivités territoriales, les employeurs, les syndicats, les ONG et les parlementaires. Elle devra de plus assurer "un dialogue avec les entreprises concernées". Il n'est pas certain que cela contente les entreprises du secteur énergétique, qui n'avaient pas été conviées en tant que telles à la conférence environnementale. Le gouvernement ne donne pas plus de détails à ce stade quant aux thèmes qui seront abordés, mais assure que le débat devra concilier efficacité environnementale et économique, et justice sociale. "Une attention particulière sera portée aux enjeux sociaux et économiques des transitions industrielles et professionnelles ainsi que des reconversions territoriales", précise-t-il. 

 

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Commentaires
a écrit le 20/09/2012 à 13:14 :
Et pendant ce temps-la, la filiere photovoltaique a le temps de crever, merci Mme Batho !
Réponse de le 20/09/2012 à 15:34 :
Elle n'est pas rentable. Elle a toujours fonctionné à coup de subvention et d'aides fiscales que le consommateur paye : le prix de gaz à la hausse c'est le paiement des filialises photovoltaïque et des éolienne.
bien cordialement
Réponse de le 21/09/2012 à 12:39 :
Pendant se temps là les Chinois subventionnent le solaire à coup de milliards et vont prendre gentiment mais surement 80% du marché (voir plus). Or avec la baisse des prix continu - 75% en 5 ans, le solaire finira par être rentable. Se jour là ils serons en situation de monopole... encore une industrie qui va nous échapper.
a écrit le 20/09/2012 à 10:21 :
La transition énergétique ne sera acceptée par la population qu'à la condition d'une baisse sensible des prix des énergies sous toutes leurs formes. Nous sommes tous d'accord pour abandonner le pétrole ou le gaz mais les politiciens nous en empêchent avec obstination. Un exemple révélateur de la mauvaise foi qui domine le débat sur la transition énergétique : la technologie du moteur à hydrogène est aujourd'hui parfaitement fonctionnelle et au moins quatre constructeurs d'automobiles dans le monde la maîtrisent. Mais la distribution de l'hydrogène est toujours interdite par la loi. Qu'attend-on pour abroger cette loi passéiste et anti-concurrentielle ? Pourquoi les politiciens nous contraignent-ils à polluer ?
Réponse de le 20/09/2012 à 13:32 :
Faut-il rappeler que l'hydrogène n'est pas une source d'énergie, mais un moyen de stockage intermédiaire. L'hydrogène ne se trouve pas dans la nature (sur terre s'(entend), et qu'il faut le produire a part d'autres chose (cracking ou électrolyse). Donc c'est une non solution.
a écrit le 20/09/2012 à 10:02 :
Pendant que nous on débat sur la transition énergétique, d'autre la font. On sent que le gouvernement français c'est enferrer dans le tout nucléaire. Et qu'avec son portefeuille composé massivement de se secteur, il ne sait plus si il doit entendre la voie de la raison et du labeur ou continuer a dormir sur de pseudos aquis.
a écrit le 20/09/2012 à 9:50 :
Il ne faut oublier la géopolitique. Depuis 1973, la courbe de la croissance française est liée à la courbe des prix du pétrole et aux événements du Moyen Orient. Depuis 1973, c'est l'argent du pétrole qui finance l'intégrisme musulman qui a fait tant de mal à la France et à l'occident.
Oui, pour des raisons géopolitiques, il est temps de changer de priorité et d'investir dans une grande politique de réduction de la consommation de gaz et de pétrole (fin du chauffage au fioul et au gaz, retour du fret ferroviaire et du transport en péniche, développement des bus et des camions roulant au biogaz) afin de réduire de moitié une facture énergétique française qui se monte, hors inflation, à 207 milliards d'euros depuis 2008. 207 milliards d'euros partis vers la Russie et les pays du Moyen Orient.
Réponse de le 20/09/2012 à 10:20 :
C'est le coeur du sujet.
Si le problème était présenté ainsi, en rappelant que chaque année, l'argent que l'on envoie aux dictatures productrices de pétrole permettrait d'embaucher tous les chomeurs et combler tous les déficits, alors le monde évoluerait. Mais il y a bien trop d'intérêts privés en jeu.
Réponse de le 22/09/2012 à 14:01 :
Et donc produire l'hydrogène à partir du nucléaire. Je suis ouvert à d'autres solutions que vous m'exposerez en précisant les données techniques qui permettent ce choix économique.
a écrit le 20/09/2012 à 8:25 :
En dehors d'une taxe sur l'énergie pour financer les retraites,pas de solution.L'écologie doit tenir compte de la macréconomie.Le Président a dit; il faudra taxer moins le travail et plus la pollution(liée à l'énergie).Il faut réduire le cout du travail et augmenter le prix de l'énergie;c'est mathématique
a écrit le 20/09/2012 à 0:07 :
Les gaz de schistes ?
Réponse de le 20/09/2012 à 1:30 :
Sous forme combustible et actuellement aucun intérêt. Cà ne fera guère d'économies et reportera à plus tard les problèmes quand la situation énergétique sera pire en raison des hausses du prix des ressources. En plus çà pollue à tous les niveau, eaux, air, sols, gaz à effet de serre supérieur au charbon et au mazout. Il y a tant de multiples solutions bien meilleures déjà dans le monde.
a écrit le 19/09/2012 à 23:03 :
comment sortir du nucleaire sans emettre des quantités hallucinantes de C02, sans consommer de l'energie fossile (le plus souvent gaz et charbon qui devra etre importé), sans depenser des fortunes en double investissement pour faire bonne figure (des eoliennes qui fournissent peu, et des centrales a gaz ou a charbons pour relayer ces eoliennes). Et la taxe carbone??? :-)
acheter du gaz et du charbon compromet egalement grandement la stabilité du prix de l'electricité et notre position politique face a la Russie ou l'orient....
la seule solution est de diminuer drastiquement notre consommation, mais qui sera capable mettre un tel plan en oeuvre?
Réponse de le 20/09/2012 à 1:25 :
Par le stockage comme les allemand (plus de 60 solutions efficientes retenues) ou les japonais : systèmes redox et par ailleurs production d'hydrogène à partir des réseaux d'égoûts des villes + gazéification de la partie solide + les solutions retenues par les scandinaves et autres pays d'Europe du Nord ainsi qu'aux Etats-Unis = on a une multitude de solutions qui fonctionnent, il n'y a que l'embarras du choix à optimiser selon nos régions. L'image des éoliennes qui produisent peu et des panneaux solaires est dépassée. Espérons que les français vont enfin se tourner vers les technologies en pointe dans ce secteur et s'informer mieux ! De plus l'efficience énergétique, cogénération etc bien sûr.
Réponse de le 20/09/2012 à 15:34 :
Non, désolé, les allemands investissent dans des centarles polluantes qui brulent du gaz russe, ou du charbon, voir du lignite! 2,000 MWe Lignite viennet d'être inaugurés par le ministre de l'environnement .... et même lorsque l'on proclame que l'électricité solaire a fourni tel jour 50% de l'energie consommée, on ouiblie que cela n'a duré que 1/4 d'heure.... A moins d echanger totalement de modèle de société, il n'y a pas de miracle. Ne courrons pas à notre perte en suivant une idéologie qui n'est qu'utopique....
a écrit le 19/09/2012 à 22:39 :
il ne faudrait pas sortir de ce debat avec un projet sans ambition pour ne froisser aucun participant à la concertation. c'est ca le risque de la methode du gouvernement qui semble bonne à premiere vue.
a écrit le 19/09/2012 à 22:15 :
Ils sont au pouvoir pour organiser des réunions pas pour prendre des décisions ils en sont incapables...!
Réponse de le 19/09/2012 à 23:06 :
Exact, le temps de finir le débat la ministre aura change. Déjà du temps de Voynet-Jospin, on avait concerte a fonds pour écrire des schemas de service qui sont rapidement passes a la trappe.
Réponse de le 20/09/2012 à 16:27 :
@Bravo et @NotaBene : il est vrai que vos amis du précédent gouvernement se sont illustrés sur le dossier

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