Total fera gérer sa trésorerie depuis Londres

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Le groupe pétrolier français Total s'apprête à transférer la gestion de sa trésorerie et de sa communication financière dans la capitale britannique, afin de se rapprocher de ses interlocuteurs quotidiens.

Une (petite) partie de Total met le cap au nord, direction Londres ! La gestion de la trésorerie du groupe pétrolier français devrait quitter la région parisienne d'ici six mois, ainsi que sa communication financière. Au départ divulguée par le site Mediapart, cette volonté de déplacer ces deux activités à été confirmée par le groupe par un porte-parole en milieu de journée lundi 5 août.

"L'idée, c'est de se rapprocher de Londres, qui est la place financière et pétrolière en Europe, pour permettre au groupe d'améliorer sa visibilité internationale", a fait valloir un porte-parole du groupe. Ce déplacement géographique permettra au groupe de se rapprocher de ses interlocuteurs quotidiens à Londres, la place "où il faut être pour parler business, pétrole, finance", a poursuivi le porte-parole.

70 postes risquent d'être délocalisés

Du côté des salariés, environ 70 personnes risquent d'en subir les conséquences directes. Ces transferts de postes sont d'ailleurs en cours de négociations: "C'est en discussion avec les instances représentatives" du personnel, a fait savoir Total à l'AFP. Devraient être concernés les 60 personnes qui oeuvrent à l'heure actuelle pour gérer la trésorerie du groupe pétrolier, depuis le siège de La Défense, aux portes de Paris; ainsi que la dizaine d'employés en charge de la communication financière (hors celle à destination du public français).

Le directeur de la trésorerie Humbert de Wendel et le directeur de la communication financière Martin Deffontaines partiront pour Londres avec leurs équipes, en revanche le directeur financier, Patrick de La Chevardière, restera à Paris.

Reste à voir comment réagira le gouvernement français à cette stratégie. Bien que Total ait assuré que cette décision n'était pas liée au niveau d'imposition en France, il reste probable que cette décision irrite l'exécutif.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2013 à 19:42 :
Vous ne croyez pas que un des plus grand groupe français vas payer de l'impos en France.... Le buté du Capitallisme ultime est la mondialisation du travail, pour pouvoir faire pression en créant des dépression dans certaine région et la mise en place de paradis ficaux histoire de faire fictuee notre argent.... Nous nous ne somme la que pour investire et Défendre les zones d'exploitation par le monde.... Voilà une belle affaire.
a écrit le 06/08/2013 à 11:06 :
La place financière et pétrolière en Europe c'est London (londres) et se n'est pas d'aujourd'hui alors pourquoi avoir attendu aussi longtemps? Quand meme sage decision du groupe qui permettra a celui-ci de gerer ses affaires plus aisement avec ses partenaires europeens pour le bien de la France.
Réponse de le 06/08/2013 à 11:29 :
pour e bien de la france ??? une entreprise qui n'a jamais payée d'impot. ?? ? ?
a écrit le 06/08/2013 à 10:58 :
Faut pas s'étonner que la place de Paris s'appauvrisse. 70 emplois de perdus seulement, mais 70 emplois très qualifiés, à gros pouvoir d'achat. Au final, en indirect c'est bien plus d'emplois en moins pour notre pays...
Mais réjouissons nous, peuple de gauche: moins de financiers dans notre pays "épuré" de ces parasites! Mélenchon doit être ravi.
Réponse de le 06/08/2013 à 11:31 :
Bah en meme temps, a la place de ces 70 salaries, perso je rejoins Londres, et sans regret.... Quand on voit ce que devient le travail dans le privé en France y pas photos....
De plus y a des tres bonnes ecole/université a Londre c est tout benef.....
a écrit le 06/08/2013 à 10:56 :
J'imagine que les politiques qui veulent régulièrement la peau des marchés financiers sont contant, ils sont arrivés à leur but. Paris devient une place de deuxième rang. Même le Napoléon or n'y est plus coté. Une société capitaliste sans place boursière d'importance, je suis curieux de voir se que ça va donner. Encore une fois la France innove...
a écrit le 06/08/2013 à 10:33 :
et s'installer en Allemagne en zone frontalière c'est préférable à la France ?
a écrit le 06/08/2013 à 10:08 :
C'est logique dans la mesure où Londres est la 1ère place financière mondiale sur certains marchés de matières 1ères. Une évidence certes, mais il aurait été pertinent que le journaliste le souligne dans l'article. Paris à côté, de la gnognotte, c'est un fait !
a écrit le 05/08/2013 à 22:17 :
une chose est sure : ca n est decidement plus en France que ca se passe
et avec ce gouvernement on sent une acceleration
a écrit le 05/08/2013 à 21:57 :
Les dernières forces vives quittent le pays, après Pubicis qui déménage aux Pays Bas. Les socialistes français sont les seuls braqueurs au monde qui s'offusquent que leurs proies ne se laissent pas plumer sans réaction.
a écrit le 05/08/2013 à 21:30 :
p'tet ben que ça baissera le prix de l'essence à la pompe!
a écrit le 05/08/2013 à 19:54 :
Je ferai comme eux à leur place, En vrac: Entre taxe sur les opérations financières, taxe Chirac, limitation de la déductibilité des intérêts, sur taxation des gros salaires, charges sociales, IS à 35%, il n'y a pas à hésiter Le monde est vaste et nos politiques du PCF au FN se font des illusions, au jeu du chat et la souris, les multinationales sont toujours gagnantes.La Gde Bretagne, l?Irlande, les Pays Bas l'ont compris et en reçoivent le bénéfice Qu?attendent nos pseudos zélites pour comprendre et sortir de leur mélasse intellectuelle Socialo-taxo-colbertiste ?
Réponse de le 05/08/2013 à 21:15 :
Vous me semblez être une étoile dans ma nuit. Que pourrait, éventuellement faire, un particulier pour échapper à la gabegie de l'état?
Réponse de le 05/08/2013 à 23:23 :
Cher Lapin, un petit séjour ailleurs en Europe est un moyen de prendre l'air (rappel: s'installer ailleurs en EU est un DROIT du citoyen européen) : Pays de l'Est: impôt faible, cout de la vie réduit, dynamisme chez certains, mais conditions parfois un peu rustiques, GB, pas mal d'opportunités, fiscalité plus faible mais moins bien pour la sécu. Sauf pour le climat, les Pays Bas, c'est pas mal à tous les points de vue, Il y en a d'autres et il y a le choix... A éviter cependant Suède et Danemark, super sympas, mais pas mieux que la France pour la fiscalité. A vous de voir.
Réponse de le 06/08/2013 à 10:01 :
Merci de votre réponse
Réponse de le 06/08/2013 à 11:31 :
comment cautionner, alors que c'est une entreprise quui n'a jamais payé d'impot en france et qui pourtant a touché d'enorme subvention...cette entreprise est un trou pour notre etat . ! ! !
Réponse de le 14/10/2013 à 18:11 :
Etant mieux placé que vous Vx fiscaliste retraité,
arrêté d'écrire des idioties pareilles
a écrit le 05/08/2013 à 19:36 :
Paris et Frankfurt en deuxième division..et certains veulent "réguler" des activités délocalisées...
a écrit le 05/08/2013 à 18:34 :
j'avoue être assez surpris de certaines réactions hurlant sur les taxes... Oui, Total annonce payer 1,2 milliards d'impôts sur l'année 2012 !

Mais, si mes souvenirs sont bons, ils avaient, aussi, déclaré avoir fait plus de 12 milliards de bénéfices en 2011, non ?

Du coup, ça nous met l'imposition à tout juste 10 %, ça... Ce serait donc, pour certains, encore trop ?

Suis-je bête, il est vrai que le quidam moyen paye bien moins d'impôts que Total, mais en même temps, je constate que mon taux d'imposition personnel dépasse, lui, les 10 %... N'aurais-je pas de chance d'avoir à cotiser, proportionnellement, plus que cette pauvre entreprise ? Serai-je une exception ?

Franchement, il serait temps d'ouvrir les yeux ! Total ne veut plus payer d'impôts du tout, voilà la seule raison de cette volonté de départ ! Et non, leur taux d'imposition n'est pas prohibitif (comme c'est le cas pour l'écrasante majorité des entreprises du CAC 40 imposées à une moyenne de... 5,6 %), contrairement, d'ailleurs, chose assez comique, au taux d'imposition des TPE qui, lui, est réellement exorbitant (33,3 %) !

Total, comme les autres, n'a aucune des valeurs "nationales" que vous lui prêtez ! Tout simplement ! Et la solidarité, même quand ils licencient alors que les bénéfices n'ont jamais été aussi importants, contribuant à l?aggravation du chômage, est une préoccupation dont ils sont loin, très loin !
Réponse de le 05/08/2013 à 19:21 :
joshua..., auriez-vous oublié que les capitaux de Total sont très majoritairement non-français ? Dès lors, il est "naturel" que Total s'installe progressivement dans une capitale anglo-saxonne, qui de plus, ne se déclare pas ouvertement "ennemi de la finance"...
Réponse de le 05/08/2013 à 19:44 :
TOTAL paie des impôts bien plus que cela.Mais il le paie là où il a des implantations industrielles. En France TOTAL ne possède que des usines de raffinage et de pétrochimie. C'est le secteur aval du pétrole où les marges sont plus faibles et où souvent il y a des pertes. C'est dans l'amont c.à.d. l'exploration-production que vient la grande partie des bénéfices et cette activité là n'est pas en France où il n'y a pas ou infiniment peu de pétrole. Pourquoi voulez vous qu'il paie 2 fois des impôts. A l'avenir si on exploite le gaz de schiste, on pourra en parler. Là où je vous rejoins, c'est quand vous parlez de valeurs nationales, mais pour vous signaler aussi que toutes ces sociétés du CAC40 ne sont Françaises que de nom, de siège, et de management. Les français boudant l'investissement boursier,en ne voulant pas prendre de risques, il y a longtemps que ces sociétés n'appartiennent plus en majorité aux Français.Alors pourquoi voulez vous que ces sociétés aient un sentiment national?
Réponse de le 05/08/2013 à 20:17 :
Total à le choix, les TPE non, toi et moi non. C'est juste notre politique qui pousse à partir ceux qui le peuvent.
Réponse de le 05/08/2013 à 20:36 :
Avez vous vu, Yves, une décision prise par ce gouvernement (ou le précédent, puisque le discours contre la "finance folle" n'a pas de copyright déposé par la gôche, et que notre talonetté portait, lui aussi, la bannière trahie de la lutte contre les abus) prouvant quelque lutte que ce soit contre la "finance" ? Le taux d'imposition à 75 % est joliment enterré, la limitation des salaires mirobolants de certains est encadré par... les actionnaires, c'est à dire la cible de la promesse, l'interdiction aux banques françaises d'exercer dans les paradis fiscaux a été "oubliée", si ce n'est enterrée elle aussi, les stocks options sont toujours là, la modulation des taxes sur les entreprises, qui devait permettre, justement, de voir les entreprises les plus profitables payer plus que les TPE, contrairement à ce qui est pratiqué actuellement, a été elle aussi gommée des débats, etc...

Par contre la mise en cause d'une partie du code du travail est bien en cours !

Difficile de voir, dès lors, l'ennemi de la finance dans ce gouvernement...
Réponse de le 05/08/2013 à 20:41 :
Cher josshuadu34 Il faut réaliser une fois pour toute que l'IS français est un des plus élevé au monde (+/- 36% avec la sauce). Sans tricher,, mécaniquement, un multinationale française, dans ses états consolidés mondiaux (sauf cas de pertes importantes et chroniques dans certains pays) affichera un taux de taxe inférieur à 36%. Pourquoi ? Parce que le bénef réalisé en GB est taxé là bas au taux anglais (23 %), le bénef Roumain là-bas au taux roumain (16 ou 19%, je ne sais plus, mais moins de 20), le bénef Néerlandais idem à 25% et ainsi de suite. Le résultat pondéré dans les états consolidés sera de l'ordre de 25% sans forcer. Ajoutez à cela un choix judicieux des localisations (la tréso à Londres par exemple, les brevets à Zug en Suisse...) donc un peu d'optimisation, vous tomberez vite autour de 20 %, Si en plus vous travaillez vos prix de transfert et ce sans aller trop loin (du raisonnable, non critiquable..) vous améliorerez le score encore un peu. Dans le monde d'aujourd'hui, ce qui marche c'est un système d'une taxation raisonnable, les oukases taxateurs modèle soviétique mènent au désastre Dites le à votre député.....
Réponse de le 05/08/2013 à 21:02 :
à priori, vous êtes bien mieux informé que les porte-paroles de Total, puisque ce chiffre de 1,2 milliards, ce sont eux qui le donnent (voir sur Le Monde, sur BFM, Les Echos, RMC, etc... qui reprennent cette info)... Quand au sentiment national, personnellement, ça ne me fait ni chaud ni froid (pour ne pas être malpoli). Mais dites moi, puisque nous avons la même analyse, foncièrement, même si nos buts diffèrent surement énormément, pourquoi diable n'êtes vous pas, comme je le suis, halluciné de constater que ces articles posés pour laisser penser que les impôts pour les riches, c'est pas bien, et qu'ils sont la cause des délocalisations, ne font que tartiner un mensonge niant une réalité financière liée à la mondialisation que vous soulignez vous même... Oui, les entreprises du CAC40 n'ont plus de "français" que le souvenir, et cette simple constatation rend toute tentative de politisation ou de réforme hexagonale totalement inopérantes sur l'emploi, sur la présence ou non de ces entreprises en France, sur le niveau même du PIB français. Et comme ces entreprises n'ont plus de "sentiment national", contrairement à ce que nous vendent les médias, elles n'ont plus non plus aucun intérêt à relocaliser, pour leur énorme majorité, sachant que la production, sauf à imaginer un salaire moyen de 100 ? pour les salariés, est bien moins cher ailleurs ! Le mensonge du plein emploi sur le retour, de la crise même, des réformes qui pourraient, si elles étaient menées "courageusement", sortir la France du marasme ne sont, au mieux, que cautère sur une jambe de bois, même si, pour ma part, je les qualifierais plutôt de vaste fumisterie ! La mondialisation déjà en place ôte, désolé d'avoir à le dire, tout espoir à une classe moyenne qui reste la seule cible possible d'une continuation dans la politique économique actuelle (qu'elle s'étiquette de droite, de gauche, d'extrême droite ou d'extrême gauche), sans même parler de la pauvreté qui, sauf changement de paradigme, ne peux que croître ! Taxer les riches n'est plus possible, mondialisation oblige, fermer les frontières non plus, et vous le prouvez vous-même par l'exemple de Total qui a bien plus à gagner à l'étranger, comme la majorité des entreprises du CAC40, qu'en France ! Quand à l'aménagement de cette mondialisation, il faut encore être bien niais pour y croire un instant !
Réponse de le 05/08/2013 à 21:10 :
@Vx fiscaliste retraité: Juste merci!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 05/08/2013 à 21:13 :
Vx..., votre commentaire est très précis. Merci.
Réponse de le 05/08/2013 à 21:52 :
De meme, merci
Réponse de le 05/08/2013 à 22:08 :
@ joshuadu34 ,
Ton raisonnement est bon , avec de la croissance mondiale....mais pour l'heure elle deviendrait plutôt atone.
A voir le FMI se dépouillant.....si cette tendance persiste, ces entreprises retourneront sur leur marché intérieur .
D'autre part Total investi énormément dans la raffinerie de Gonfrevile (près du Havre)
Réponse de le 05/08/2013 à 22:14 :
Vx fiscaliste
Une taxation "raisonnée" et...? Imaginons deux secondes qu'une telle mesure soit mise en place. Quelle en serait la conséquence ? Simple, l'effet des verres communicants serait alors la conclusion d'une telle mesure. Le niveau de taxation national serait alors baissé, réduisant les rentrées financières du gouvernement. Vous me direz que, alors, les entreprises parties reviendraient en France... Mais pourquoi le feraient-elles ? Quelle magie les obligerait à revenir dans un pays avec lequel elle n'ont plus de lien, comme vous le dites vous-même, plutôt que de se rendre dans un autre paradis fiscal, encore bien moins taxé (voire pas taxé du tout pour certains) que la France malgré la baisse des taxes, ou même de rester là ou elles sont, à niveau de taxation équivalent, évitant ainsi des frais de déménagement importants ? Oh oui, vous verriez quelques entreprises revenir, mais pas toutes, pas les plus importantes, du moins, et ces retours ne feraient, au mieux, que combler la différence de rentrée causée par la baisse des taxes. Au mieux, même s'il y a fort à parier que ces retours ne couvriraient même pas la différence... Vous me direz alors ce grand mot magique : "EMPLOI" ! Sauf que, comme je le signale au dessus, l'emploi, même sans AUCUNE charge, restera toujours, en France, bien nettement supérieur en tarif qu'à ce qu'il coûte, par exemple, en Indonésie. Et donc, pendant que quelques groupes feraient leur retour dans une France à l'agonie, dans laquelle, faute de rentrées fiscales, la paupérisation de la population s'accroit de façon incontrôlable, puisque l'emploi n'est plus, pour beaucoup, qu'un souvenir et les aides impossibles à maintenir, créant quelques emplois, bien spécialisés, centrés sur la finance, donc peu nombreux, de toutes façon, d'autres, bien plus nombreux ceux là, continueraient à s'échapper de France. À ce moment, le discours est évident ! Après le "faut baisser les charges et les taxes", nous aurions droit à "faut baisser les salaires", ce qui, dans votre logique, serait là aussi fait. Alors seulement, le chômage stagnerait, des emplois seraient alors recréés, mais dans des conditions telles qu'ils signifieraient l'impossibilité de même survivre pour les nouveaux employés, sans compter que, là aussi, tous les emplois ne reviendraient pas, loin de là, les groupes mondialisés pouvant alors se placer près de leur cible, mondialisée elle aussi, et pas uniquement française. D'ailleurs, qui aurait alors la possibilité de consommer comme nous le faisons encore ? Pas ces nouveaux salariés sous-payés par des entreprises riches, mais qui ne redistribuent plus rien, ni en contributions sociales, ni même en salaires ! Et, pire, quel espoir d'amélioration existerait alors pour ce nouveau lumpenprolétariat ? Aucun, en fait, puisque même le niveau d'éducation de leurs enfants, conditionné par les ressources des parents, ne pourrait leur permettre de ne serait-ce qu'espérer sortir de ce lumpenprolétariat (n'oublions pas que l'éducation pour tous serait alors un vague souvenir, puisque moins de charges, moins de taxes, signifie aussi moins d'aides sociales, et que, donc, les services public seraient systématiquement réduits à leur plus simple expression, que ce soit, d'ailleurs, l'éducation ou la santé, la sécurité si chère au discours -du moins, pour les plus pauvres-, etc...) ! Bref, pour résumer, une "taxation raisonnée", oui, bien sûr, à condition d'avoir bien conscience que ce chemin mène directement à des conditions de vie dignes du XIXième siècle !
Réponse de le 05/08/2013 à 22:20 :
ps : j'oubliai juste qu'alors, vous pourriez dire adieu à votre retraite...
Réponse de le 05/08/2013 à 23:10 :
Cher joshuadu34, Le message que je veux faire passer est qu'il faut une fiscalité raisonnable; c'est comme tenir un resto, si vous êtes cher et pas très bon les clients iront ailleurs; si vous êtes bon et raisonnable, votre resto marchera et vous vous ferez des c... en or. Le jour où on aura un IS à disons 25%, une détermination du résultat sans non déductibilité anti économique (intérêts...),plus quelques autres améliorations (flexibilité), les multinationales auront envie de venir chez nous, car nous avons des atouts (infrastructures, main d'oeuvre qualifiée..), donc plus d'emploi, d'impôt collecté et de richesse créée en France...
Réponse de le 05/08/2013 à 23:36 :
Cher joshuadu34 La localisation d'une activité est un choix complexe qui synthétise un ensemble de critères (je connais, ce fut mon boulot dans les années 1992/97), la fiscalité est un critère parmi d'autres; elle ne doit pas être repoussoir, hélas en France aujourd'hui, elle est un repoussoir, c'est tout. Pour le reste, je suis convaincu que pour les activités à valeur ajoutée, la France avec qq réformes peut être compétitive (l'idéal serait de sortir de l'Euro et de dévaluer de 25% comme le gvt de de Gaulle fit en décembre 58). Évidemment, on ne relocalisera pas des usines textiles "de base " actuellement au Bengla Desh, ce n'est pas le sujet. Une taxation raisonnable des entreprise, au contraire nous redonnera la croissance et la prospérité perdue.
Réponse de le 06/08/2013 à 2:51 :
pourquoi diable, quand on parle de mondialisation, retrouvons nous toujours cette fumeuse comparaison, pardon, extrapolation substituant une petite entreprise aux ogres de la finance ? Croyez vous vraiment qu'il est possible de comparer un restaurant avec Total ? Que le restaurant "Chez Juju" fonctionne comme un groupe comme Total ? Qu'une recette fonctionnant dans le financement d'une TPE peut être appliquée à un groupe, une nébuleuse comme Total (et les 39 autres. Comique, d'ailleurs, de constater qu'ils sont 40, comme dans ce conte des mille-et-une nuits) ? Franchement, si votre recette concernant la fiscalité était telle, heureusement, pour ces grands groupes, que vous avez pris votre retraite ! J'ai peine à constater que vous ne m'avez pas lu ! Vous nous proposez une recette qui, dans un environnement mondialisé, ne sauveraient pas la France, mais, bien au contraire, la ferait descendre encore bien plus bas que les prévisions, pourtant funèbres, que je porte au dessus ! Une sortie de l'euro ? Mais, d'après vous, d'où donc peuvent bien venir la totalité des matières premières nécessaires à la France ? Auriez vous oublié que nous sommes dépendants, et pas principalement des états européens, pour toutes les matières premières dont nous avons besoin, y compris énergétiques (et oui, même l'uranium, nous n'en avons pas...), et que ces matières premières se paient souvent en dollars, même si l'euro est parfois considéré comme une monnaie suffisamment stable pour apparaitre sur certains marchés ? La politique à la "De Gaulle" ne fonctionnait que parce que nous avions encore des colonies, et que, dès lors, la monnaie de ces colonies était la même que celle de la métropole, mais, désolé de vous l'apprendre, ce n'est plus le cas, et aucun pays fournisseur n'acceptera de vendre quoi que ce soit contre une monnaie faible, ce que serait la monnaie substituée à l'euro ! Et oui, nous devrions soit avoir recours au dollars, soit... à l'euro pour acheter ces matières premières ! Un abandon de l'euro, surtout doublé d'une inflation à deux chiffres, signifierait tout simplement une explosion du prix de toute matière première importée ! Dès lors, la totalité de votre raisonnement tombe à l'eau, puisque, franchement, quelle entreprise aurait envie d'investir dans un pays faible économiquement (c'est ce qui découlerait d'une sortie de l'euro), et dans lequel tout achat de matières premières est exorbitant ? Aucune, tout simplement ! Seule la force de l'euro permet à la France de surnager ! On peut critiquer beaucoup de choses concernant l'Europe, mais l'Euro n'est pas un frein à l'économie française, bien au contraire ! Maintenant, la totalité de votre discours se base, même s'il est faux, sur un aspect économique, mais, d'après vous, quelles seraient les conséquences sociales de ce que vous proposez ? Je vous laisse nous éclairer sur ce point, même si j'en ai déjà une idée.
Réponse de le 06/08/2013 à 8:34 :
joshuadu34, bien sûr qu'un grand groupe comme Total est capable d'optimiser sa stratégie en intégrant tous les paramètres nécessaires ! De ce point de vue, la comparaison avec le restaurant est tout-à-fait valable. Evidemment, je comprend que les conséquences soient dérangeantes pour vous...
Réponse de le 08/08/2013 à 9:57 :
Un petit complément à mon intervention d'avant-hier, pour les dubitatifs, les sceptiques (à prononcer "Sépticte", pour les amateurs de Feydeau ) et autres mous du bulbe ayant autant de réflexion qu'une huitre, un petit texte léger et sympathique parut hier dans "El Pays" qui, ô, surprise, correspond parfaitement au fil de la réflexion que je laissais sur cette page. Je le reprend tel quel (et traduit pour les iberriphobes allergiques aux trilles chantées de la langue de Cervantes) :

"La proposition du FMI, rendue publique la semaine dernière, de diminuer de 10% les salaires en Espagne en contrepartie d?aides à la création d?emploi pour les entreprises, a trouvé un ?allié remarquable?, note El País. Il s'agit d?Olli Rehn, le vice-président de la Commission européenne, en charge des Affaires économiques.

Alors que le gouvernement, les partis politiques et les syndicats se sont opposés à cette proposition, Rehn a quant à lui écrit, le 6 août sur son blog, que ceux qui sont contre ?devront [en] assumer toute la responsabilité?. Le Commissaire a aussi rappelé que la réduction des salaires, déjà appliquée en Irlande et en Lituanie, avait été couronnée de succès.

Le quotidien note que, jadis opposés sur de nombreux sujets, les nouveaux alliés, la Commission européenne et le FMI,

sont à présent d?accord pour explorer la voie d'une baisse des salaires pour réduire l'insoutenable taux du chomâge espagnol."

On constatera que les "aides sociales" étant en bonne voie de disparition, et l'emploi (mode sarcastique on), ce merveilleux outil de conscience et d'épanouissement social (mode sarcastique off), malgré la baisse des charges, du coût du travail (tiens, faudra que je développe aussi ce concept de "coût du travail", étant assez d'accord avec Marx quand celui-ci prétend que le travail apporte une valeur ajoutée à l'objet produit, la sémantique semble, dès lors, fortement torturée, et doit souffrir atrocement de cette manipulation là transformant une valeur ajoutée en coût), des prestations sociales et autres merveilles permettant une formidable paupérisation de la population ibérique, ne relancent pas suffisamment l'emploi. Il convient donc, selon nos éCONOSmistes, de baisser les salaires... comme je le prévoyais justement dans mon petit texte !
a écrit le 05/08/2013 à 18:16 :
Une seule reponse les taxer. Visiblement ils ont les moyens de s'installer a Londres alors pourquoi se gener?
Réponse de le 05/08/2013 à 20:16 :
L

















Les taxer comment, sur quoi ? Arbitrairement comme Philippe le Bel avec les Templiers ? Pourquoi pas ? Mais ne vous étonnez pas si cela fait fuir tout le monde...



a écrit le 05/08/2013 à 17:53 :
Pas un bon signe. Mais alors pas du tout. Même nos fleurons nationaux transfèrent leur siège hors de France, il y a de quoi s'inquiéter.
a écrit le 05/08/2013 à 17:33 :
il va y avoir trop de candidats pour pouvoir se tirer de Paris... Les 70 types qui géreront la trésorerie seront mieux payés et mieux considérés. Total pourra leur filer des stock options libres d'impôts, leur filer des gratifications dignes de ce nom. L'exode se poursuit...
Réponse de le 05/08/2013 à 19:09 :
Plus que 7 milliards de gens à bien considérer. C'est un début...
a écrit le 05/08/2013 à 16:47 :
en meme temps, il suffit de voir la population de total a la defense pour comprendre que les Anglais squatent deja les 3/4 du siege. Normal que de telles decisions soient prises apres. Surtout si ils s'allouent des salaire londonnien.
Réponse de le 05/08/2013 à 21:11 :
Avec une fiscalité Londonienne?
a écrit le 05/08/2013 à 16:30 :
:-) , le commencement de la fin pour cette politique destructrice ?
Réponse de le 05/08/2013 à 20:14 :
Mais aussi la fin pour les Français qui ne peuvent pas partir.
a écrit le 05/08/2013 à 16:11 :
Total au RU,Publicis se tire en hollande,"Pour Maurice Lévy, patron de Publicis, les Pays-Bas ont en fait été choisis parce qu'il s'agissait d'une "place neutre" : ni la France, siège de Publicis, ni les Etats-Unis, pays d'origine d'Omnicom. Le choix de l'un des deux "aurait été le symbole que l'une des parties absorbait l'autre", explique le PDG."Zdnet,attention le Cac 40 s'effiloche,moins 2 en quelques jours,Cac 38 donc.
a écrit le 05/08/2013 à 16:05 :
Merçi "Holland'taxes"...et parce que c'est TOTAL ...on en parle mais il y a déja autour de moi plusieurs sociétés y compris des PME qui se "délocalisent " en Angleterre en particulier ...pour leurs activités export et internationales ...Cela renforcera dans l'avenir le chiffre du notre Commerce Extérieur .Et avec ce qu'on annonce pour les entreprises avec l'Ecotaxe(Bravo les Bretons d'avoir réagit ...) , et la contribution Pénibilité ....notre compétitivité ...ne va pas s'améliorer .
a écrit le 05/08/2013 à 15:25 :
Ceci est la faute des américains à tout vouloir espionner , on ne peut plus se téléphoner; donc acte, le bistrot ou le pub en bas de l immeuble servira de lieu de conversation.

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