Pour le patron de Total, l'énergie verte va condamner des raffineries
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Les énergies vertes auront-elles la peau du pétrole ? Selon le PDG de Total, Christophe de Margerie, leur développement pourrait conduire inéluctablement à la fermeture de raffineries du groupe, en France et en Europe.
Il s'est refusé en revanche à évoquer le moindre éventuel projet concret concernant l'un des cinq sites français du groupe. "Même si je le savais, je ne le dirais pas", a-t-il déclaré au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, soulignant qu'il réserverait un tel débat en "priorité" aux "partenaires sociaux".
"Et on en est fiers"
Interrogé sur d'éventuelles fermetures de raffineries dans l'Hexagone et en Europe, Christophe de Margerie a répondu avec son franc-parler habituel. "Bien sûr qu'il y en aura puisqu'en France comme partout, on va continuer à réduire la consommation (d'hydrocarbures) et on en est fiers puisque ça va faire un environnement plus propre", a-t-il lancé. "Ca va être ça le premier résultat de l'énergie verte. L'énergie verte, c'est d'abord avant tout consommer moins d'hydrocarbures", a-t-il estimé.
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"Puisqu'on est tous d'accord pour réduire les émissions de CO2, il faut quand même consommer moins, et derrière produire moins. Et produire moins, c'est pas avec plus de raffineries", a-t-il résumé. Trois ans après l'arrêt de sa raffinerie de Dunkerque, Total, numéro un du marché en France et en Europe, exploite encore cinq des neufs sites en activité dans l'Hexagone: Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Châteauneuf-lès-Martigues (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne).
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